Connaissez-vous les cinq piliers de votre future pension ?

Connaissez-vous les cinq piliers de votre future pension ?

Officiellement, la Belgique a un système de retraite «par répartition». Chaque travailleur verse des cotisations tout au long de sa carrière et celles-ci alimentent un pot commun. L’État utilise celui-ci pour verser les allocations. Toutefois, au fil de réformes successives, les sources de financement se sont diversifiées. Ce sont les «piliers».

Le premier pilier est la pension légale, celle «par répartition» donc. Son montant varie en fonction du statut du travailleur (salarié, indépendant ou fonctionnaire), du salaire, de l’état civil et enfin de la durée de la carrière. L’âge légal de départ est de 65 ans. Il sera de 66 ans en 2025 et de 67 ans en 2030. L’anticiper est possible, mais il faut alors se prévaloir de certaines années de travail, bénéficier d’une exception ou subir une baisse des allocations.

Le second pilier est la pension professionnelle, celle provisionnée dans le cadre du métier. Les fonctionnaires n’y ont pas accès, car leur pension légale est plus confortable. Les salariés y ont droit, si leur employeur le décide (avec, pour lui, un avantage fiscal). Les deux parties versent alors des contributions : dans une assurance-groupe ou dans un fonds. Les salariés sans soutien de leur employeur peuvent souscrire à une PLCS (Pension libre complémentaire pour salariés).

Les indépendants ne sont pas oubliés. Il leur est possible de contracter une PLCI (Pension libre complémentaire pour indépendants) ou une PLCI sociale (la même avec des couvertures sociales). Les versements sont toutefois plafonnés. Pour aller au-delà, ils doivent utiliser d’autres instruments. L’indépendant en personne physique peut se tourner vers une CPTI (Convention de pension travailleur indépendant) ; le chef d’entreprise vers un EIP (Engagement individuel de pension). Ici aussi, il y a des limites.

Le troisième pilier est représenté par des placements individuels qui bénéficient d’avantages fiscaux. Ils sont cumulables avec les deux piliers précédents. Il s’agit de l’épargne-pension et de l’épargne à long terme. Chez Beobank, vous trouvez les deux. La première se traduit soit par une assurance-vie, soit par un fonds. L’épargne à long terme fonctionne, elle, uniquement via une assurance-vie. Les différences ? Elles concernent : le montant placé, le traitement fiscal ou encore les modalités (l’épargne à long terme n’est pas toujours possible si on déduit déjà un prêt hypothécaire).

Le quatrième pilier est représenté par des placements individuels sans avantage fiscal. Ce sont donc des investissements classiques : compte épargne, portefeuille diversifié, fonds d’investissements, produits structurés, etc. La liberté est totale.

Le cinquième pilier n’est pas formalisé. Certains spécialistes utilisent ce concept ; d’autres non. Il est constitué par l’immobilier. En Belgique, 73% des ménages sont propriétaires de leur logement. Lorsque celui-ci est payé, ils s’épargnent un loyer et s’enlèvent alors un gros poste de dépenses. Mieux : en profitant des taux d’intérêt bas, certains acquièrent une seconde habitation, la mettent en location et en tirent un complément de revenus.