Une Belge détenue à Paris après une manifestation des gilets jaunes samedi dernier

Une Belge détenue à Paris après une manifestation des gilets jaunes samedi dernier
AFP

Une femme originaire de Namur est détenue dans un centre de rétention administrative à Paris, après son interpellation lors de la manifestation des gilets jaunes de samedi dernier dans la capitale française, ont indiqué jeudi ses avocats qui ne comprennent pas les motifs de la préfecture de police de Paris de la retenir. Un autre Belge, originaire de Bruxelles, avait été interpellé au même moment mais il a, depuis, été libéré.

Samedi, deux citoyens belges, une Namuroise et un Bruxellois, ont été arrêtés à Paris au moment de la manifestation des gilets jaunes. La police les a ensuite placés en garde à vue pour avoir voulu monter une barricade contre les CRS. Les avocats des deux Belges contestent et affirment qu’ils souhaitaient déplacer la barrière pour leur permettre de quitter les lieux.

Dans un premier temps, le procureur a requis une peine de quatre mois de prison mais le juge a décidé de les relaxer. Un arrêt de reconduite à la frontière a ensuite été délivré et les deux Belges ont été chacun placés dans un centre de rétention. Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a alors demandé au juge de prolonger la rétention en vue d’une expulsion, estimant qu’ils représentaient une menace imminente pour l’ordre public, ont expliqué Me Kempf et Me Mamère.

Une audience en appel de la décision est prévue ce vendredi matin

Les deux avocats ont contesté cette décision auprès du juge. Dans le cas du suspect bruxellois, le juge a estimé que « l’interpellation était injustifiée », a expliqué Me Kempf, ajoutant que « le procureur n’a pas fait appel de cette décision ». Pour la femme namuroise, le juge a rendu un avis contraire. « L’un des motifs avancés était qu’il n’y avait pas de garantie suffisante qu’elle allait effectivement rentrer en Belgique », s’est étonné l’un de ses avocats.

Une audience en appel de la décision est prévue ce vendredi matin à 09h00, à Paris. Contactés par l’agence Belga, la préfecture de police de Paris ainsi que le ministère belge des Affaires étrangères ont déclaré ne pas souhaiter communiquer sur une affaire en cours.

 
 
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