La reconstitution du meurtre de Julie Van Espen s’est bien déroulée selon le parquet

La deuxième tentative de procéder à la reconstitution de l’assassinat de l’étudiante Julie Van Espen (23 ans) a été la bonne, indique le parquet d’Anvers jeudi soir. Le suspect Steve Bakelmans (39 ans) a cette fois coopéré et a eu l’occasion d’exprimer sa version des faits. La reconstitution a duré 3h30.

Steve Bakelmans a été conduit jeudi vers 13h20 par la police fédérale sur les lieux des faits, sous le pont Bourgmestre Gabriël Theunis (Gabriël Theunisbrug) qui enjambe le canal Albert à hauteur du Sportpaleis d’Anvers.

La reconstitution s’est déroulée à l’abri des regards, derrière une bâche noire, en présence du juge d’instruction, des enquêteurs, du médecin légiste, d’un psychiatre légal, du laboratoire et du parquet. Les avocats de Steve Bakelmans et des proches, ainsi que le père de l’ami de Julie ont aussi suivi la reconstitution depuis un véhicule de police.

Cette reconstitution avait pour objectif de déterminer tout ce qui s’était produit sous le pont. Elle s’est terminée vers 17h30. La manière dont le corps a ensuite été emmené n’a pas été abordée.

« La reconstitution a duré environ 3h30 et s’est déroulée de manière approfondie et sereine. Toutes les parties ont eu la chance de poser leurs questions au suspect, qui a coopéré en permanence. Il a montré comment les faits s’étaient déroulés selon lui. Sa version des faits va maintenant être comparée aux conclusions objectives du dossier », a déclaré la procureure Caroline Vanderstokker.

Selon elle, cette reconstitution était le dernier élément de l’enquête sur les faits proprement dits. L’enquête sur la moralité est aussi bien avancée. On ignore toutefois quand un procès pourrait avoir lieu.

Une « confrontation difficile »

Steve Bakelmans a lui-même proposé d’organiser une seconde reconstitution, selon son avocat Dimitri de Béco. « Il réalise à quel point c’est important pour les proches de la victime et a compris la déception qu’ils avaient dû ressentir lorsque la première reconstitution n’avait pas eu lieu », explique l’avocat.

Selon Me de Béco, ni la condition physique, ni l’état mental de Bakelmans ne lui avaient permis de participer à la reconstitution des faits. « Dès qu’il s’est senti mieux, il a voulu le faire parce qu’il se sentait redevable vis-à-vis tout le monde. Nous avons demandé au juge d’instruction et il a accepté. »

L’avocat explique aussi que son client a fait du mieux qu’il pouvait pendant la reconstitution. « Il a expliqué et montré avec une bonne volonté ce qu’il s’était passé. La confrontation avec ses propres actes a été difficile, mais il a tenu à faire au mieux. »

Maître John Maes, qui représente les proches de Julie Van Espen, est satisfait qu’une reconstitution des faits ait pu avoir lieu. « Il n’y a pas de témoins. Nous ne pouvions continuer que sur la base de sa version. C’est pourquoi j’ai jugé important que sa déclaration puisse être vérifiée par rapport à la réalité sur le terrain », explique l’avocat.

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