Accueil Société

Bruxelles: Elke Van den Brandt reparle de taxe kilométrique avec la Flandre

La ministre Bruxellois veut introduire une taxe « par étapes » et uniquement pour les navetteurs qui ont la possibilité de se passer de la voiture.

Temps de lecture: 2 min

La ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), a suggéré vendredi l’introduction, en concertation avec la Flandre, d’une version réduite de la taxe au kilomètre qui épargne la campagne, dans une interview publiée par le journal De Morgen .

Son homologue flamande, Lydia Peeters (Open VLD), s’est pour sa part dite prête à examiner cette proposition. « J’entends que la ministre Peeters refuse la taxe kilométrique car les gens ne disposent d’aucune alternative à la voiture. Je considère cela comme une ouverture. Commençons pas à pas et modulons le système de manière à ne payer que pour les trajets où il existe une alternative à la voiture, comme le train ou le bus. Si vous venez d’un coin éloigné du Limbourg ou de Flandre occidentale, où il n’y a pas de bus, votre tarif sera fixé à zéro », a expliqué Mme Van den Brandt au quotidien. Elle a évoqué une introduction « par étapes ».

Pas d’augmentation de la fiscalité

Le gouvernement flamand a promis dès 2009 d’étudier l’introduction d’une taxation kilométrique intelligente afin de combattre les embouteillages. Le précédent ministre de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), avait défendu cette idée jusqu’à l’abandonner en pleine campagne électorale avant les scrutins du 26 mai dernier. Il avait reconnu que cette taxation, même sous une forme dite « intelligente », avec un montant allant de deux à cinq cent par kilomètre, ne disposait pas de soutien suffisant dans l’opinion publique.

L’actuelle ministre de la Mobilité, Lydia Peeters, s’est dite, également au Morgen, « prête à écouter » ce que son homologue écologiste bruxelloise a à proposer, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une augmentation de la fiscalité.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par Surmont Willy, vendredi 22 novembre 2019, 16:48

    Et pourquoi avec la Flandre? Une discrimination de plus entre belges? Ca suffit de nous diviser à propos de tout et de rien! Une seule et même taxe, s'il y a lieu, pour tous les belges, sans distinction de race, de langue ou de région!

  • Posté par Lange Daniel, vendredi 22 novembre 2019, 15:34

    Pour rappel, la taxe kilométrique ne concernerait pas que les navetteurs mais toutes les populations qui habitent en zone rurale notamment des gens plus agés qui veulent aller simplement faire leurs courses ou aller dans le village voisin qui lui a une banque, ces déplacements étant impossibles en transport en commun car ils existaient avant mais on les a supprimé. Il n'y a pas de zone impraticable aux transports en commun, il y a des centaines de villages avec des générations d'habitants depuis des siècles parfois et qui n'ont rien d'autre que la voiture. De plus, la taxe kilométrique c'est le permis de rouler pour les plus nantis, et l'immobilité pour les plus modestes point barre.

  • Posté par Monsieur Alain, vendredi 22 novembre 2019, 17:36

    Il y aura au moins quatre catégories : 1° les privilégiés : ministres - fonctionnaires européens - personnel des ambassades, etc... qui, avec ou sans chauffeur, rouleront carrosse partout où et quand ça leur chante; 2° les écolos bobos en patins à roulettes - skate - vélo (électrique ou pas) et autres trottinettes; 3° le bon peuple bruxellois entassé dans des transports en commun mal pensés tout autant que mal financés; 4° les vilains navetteurs qui n'avaient qu'à s'installer ou ne pas quitter Bruxelles la merveilleuse.

  • Posté par Mortier Emmanuel, vendredi 22 novembre 2019, 13:13

    Désolé, mais cela me semble une mauvaise idée. Il faut une taxe au kilomètre point-barre. Sinon on va encore augmenter l'étalement urbain avec des domiciliation, réelle ou non dans des coins impraticables au transports en commun. Si des gens ont pensé que s'installer loin de leur lieu de travail était sans problèmes, ils en voient maintenant les limites. (même si tout fut fait pour les engager dans cette voie par les publicitaires de tout poils)

  • Posté par brenes norbert, samedi 23 novembre 2019, 9:16

    N'oubliez pas que ce ne sont pas nécessairement les gens qui s'éloignent de leur lieu de travail mais parfois l'inverse: pas mal de sociétés - dont certaines importantes - déplacent leur siège social de Bruxelles à la périphérie

Aussi en Société

Prisons: un rapport pointe la dureté des cachots belges

Dans une étude fouillée, le Conseil central de surveillance pénitentiaire décrit les cellules de punition au sein des établissements pénitentiaires. Certaines sont loin des balises édictées par l’arrêté royal de 2019.

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Geeko Voir les articles de Geeko