Contracter une épargne-pension quand on est âgé

Contracter une épargne-pension quand on est âgé

L’épargne-pension est un des instruments du 3ème pilier que l’on peut activer en complément de la pension légale (1er pilier) et de la pension professionnelle (2ème pilier). Elle bénéficie d’un avantage fiscal, à condition de ne pas toucher à ce capital pendant un minimum de 10 ans. Soit vous versez jusqu’à 980 euros par an et vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 30%. C’est-à-dire 294 euros pour un versement de 980 euros. Soit vous versez jusqu’à 1.260 euros par an et vous bénéficiez d’une réduction de 25%. C’est-à-dire 315 euros pour un versement de 1.260 euros. (Attention, si vous versez entre 960€ et 1152€, la réduction d’impôt sera plus faible que pour un versement au plafond de 960€). Ces plafonds légaux valent tant pour l’année 2019 que pour 2020 selon le SPF Finances.

Ces versements peuvent se faire via deux formules, au choix. La première est une assurance-vie (le plus souvent de la branche 21). Celle-ci est conçue pour les investisseurs prudents qui veulent protéger leur capital et avoir un rendement minimum. La seconde option est un fonds d’épargne-pension. Il existe des fonds d'épargne-pension pour tous les types d'investisseurs, qu'ils soient défensifs ou agressifs. Un fonds n'offre pas de protection du capital et le rendement n’est pas fixe mais sujet aux fluctuations des marchés boursiers... Sachant tout cela, est-ce encore intéressant de contracter une telle épargne-pension lorsqu’on est déjà âgé ? Trois scénarios se dégagent.

. Si vous avez moins de 50 ans. Plus vous démarrez tôt, plus vous avez d’années de versements, donc plus vous arrivez à un montant conséquent. Vous bénéficiez ainsi pendant longtemps de l’avantage fiscal et vous donnez également plus de chance à votre capital de fructifier. L’âge minimal pour commercer une épargne-pension est de 18 ans. L’âge maximal est de 64 ans. Après 65 ans, l’âge légal de la retraite, ce n’est plus possible.

. Si vous avez entre 50 et 55 ans. Il n’est pas trop tard. Vous pouvez encore profiter de la déduction fiscale pendant, respectivement, 10 et 15 ans. Pas négligeable. Mieux : vous allez bénéficier plus rapidement que les épargnants plus jeunes d’un double avantage. En effet, lorsque vous atteignez vos 60 ans, l’État prélève un impôt de 8% sur l’ensemble du capital constitué jusque-là (plus exactement sur un capital fictif au calcul complexe). Cette «taxe anticipative» vous libère de toutes vos obligations fiscales. Cela signifie que les primes qui seront versées entre 60 et 65 ans seront non seulement déductibles, mais encore libres de toute imposition. Très intéressant. Mais attention : il est obligatoire de signer votre contrat avant votre 55ème anniversaire.

. Si vous avez entre 55 et 65 ans. Il est toujours possible de souscrire une épargne-pension. Comme c’est la règle, le contrat devra durer au moins 10 ans. Cependant, les versements que vous effectuerez après vos 65 ans ne seront pas déductibles aux impôts. La taxe anticipative, toujours de 8%, interviendra au 10ème anniversaire du contrat. Dans ce cas-ci, le bénéfice est donc mince. En fait, si vous êtes dans cette tranche d’âge, il est préférable de s’orienter plutôt vers d’autres placements. Par exemple, vers une épargne à long terme, qui relève aussi du 3ème pilier. Celle-ci permet de déduire -toujours à 30%- les primes versées même après 65 ans. Le montant admissible de ces primes dépend de vos revenus, avec un plafond à 2.350 euros par an. Chaque prime annuelle est taxée à hauteur de 2%. Quant à la «taxe anticipative», elle est de 10%. Quelle que soit votre situation, Beobank peut vous conseiller et vous aider à choisir la bonne formule. https://www.beobank.be/fr/particulier/epargner-investir/pension