Le sapin de Noël belge de plus en plus populaire

Le sapin de Noël belge de plus en plus populaire
Dominique Duchesnes

Quelque 3,2 millions de sapins de Noël ont été vendus en 2018 en Belgique, selon les chiffres de l’Union ardennaise des pépiniéristes (UAP). De plus en plus de sapins naturels sont écoulés. Il y a dix ans, il s’en vendait entre 2,5 et 2,7 millions.

Le secteur belge des sapins de Noël a connu une croissance soutenue ces 2 à 3 dernières années. Cette année, l’UAP prévoit ainsi de vendre 3,5 millions de sapins. La majorité de ceux-ci, soit environ 3 millions, sont exportés à l’étranger.

Deux raisons peuvent expliquer la croissance attendue cette année : un temps moins sec que l’année dernière et l’absence de manifestations des gilets jaunes qui ont eu un impact sur les ventes il y a un an.

En raison de la sécheresse de ces deux dernières années, le prix du sapin de Noël a augmenté de quelque 2,5 %. Le consommateur est également devenu plus exigeant. « Les sapins doivent être très beaux, ce qui demande davantage de suivi », explique pour sa part Pieter Van Oost, de l’association des horticulteurs flamands (AVBS). Pour ce faire, les producteurs doivent constamment garder les sols exempts de mauvaises herbes, tailler régulièrement, fertiliser et contrôler les maladies. Les sapins sont également plantés à une plus grande distance les uns des autres. C’est pour ces raisons que les sapins cultivés en pot et élagués sont plus chers.

La vente des sapins de Noël démarre généralement à la mi-novembre. Selon l’AVBS, quelque 10 % du total sont déjà écoulés avant la Saint-Nicolas. Mais les gros volumes de vente démarrent début décembre.

Le sapin le plus populaire reste le Nordmann, qui représente 80 à 85 % des ventes.

Les deux fédérations constatent que le choix se porte de plus en plus souvent sur un sapin naturel. Selon l’AVBS, ceux-ci sont plus écologiques. « Durant sa croissance, un Nordmann fournit de l’oxygène pendant 5 à 15 ans. En outre, chaque sapin de Noël représente un nouveau plant », selon M. Van Oost. « La production d’un arbre artificiel en Asie et son recyclage sont nocifs pour l’environnement. »

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