«Ras le viol», «Stop aux violences faites aux femmes»: 49.000 Français dans la rue

La marche contre les violences faites aux femmes organisée samedi après-midi à Paris a rassemblé 49.000 personnes, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias. Le collectif féministe #NousToutes, à l’initiative du rassemblement, parle de son côté de 100.000 participants dans la capitale française, et 150.000 au total dans tout le pays.

La manifestation était en effet déclinée en régions dans une trentaine de marches, par exemple à Rennes, Montpellier et Bordeaux. L’an passé, près de 50.000 personnes s’étaient rassemblées fin novembre à travers la France, dont 30.000 à Paris selon les organisatrices (12.000 selon la police).

Le collectif #NousToutes parle d’ores et déjà de « la plus grande marche de l’histoire de France contre les violences » sexistes et sexuelles.

« Ras-le-bol »

« C’est le ras-le-bol de tout un pays face à ces violences » qui s’est exprimé samedi, a commenté auprès de FranceInfo une organisatrice, Caroline De Haas. Les marcheurs et marcheuses voulaient appeler à l’action face aux féminicides et violences subies par les femmes.

Un « Grenelle contre les violences conjugales » a été lancé début septembre par le gouvernement français, soit une succession de rencontres politiques consacrées à ce sujet, à différents niveaux.

Il se termine le 25 novembre, lundi, journée internationale contre la violence à l’égard des femmes. L’objectif du gouvernement à l’issue de ce processus : « prendre des engagements concrets et collectifs » pour mieux lutter contre les violences. Les associations féministes souhaitent qu’un véritable plan, doté de centaines de millions d’euros, soit mis en place pour davantage de places d’accueil pour femmes violentées, une justice plus adaptée, davantage de prévention, etc.

Quelque 213.000 femmes majeures sont victimes chaque année de violences physiques et/ou sexuelles de la part leur conjoint ou ex-conjoint, soit près de 1 % des femmes âgées de 18 à 75 ans, selon des données officielles.

L’an passé, près de 50.000 personnes s’étaient rassemblées dans toute la France, dont 30.000 à Paris selon les organisatrices (12.000 selon la police).

 
 
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