Présidence du MR: dernière passe d’armes Ducarme-Bouchez sur l’école

Présidence du MR: dernière passe d’armes Ducarme-Bouchez sur l’école

C’est ce vendredi que l’on connaîtra le nom du nouveau président du MR. Les membres du parti doivent rentrer leur bulletin de vote pour mardi. La (longue) campagne interne prendra donc fin ce lundi soir pour les deux derniers candidats en lice, Georges-Louis Bouchez (44,6 % au premier tour) et Denis Ducarme (25 %). Et pour bien marquer leur différence jusqu’au bout, Denis Ducarme tient à se positionner sur un dernier thème avant que le gong ne retentisse : l’enseignement. Plus précisément : la fusion des réseaux officiels. C’était l’une des 16 questions posées par l’ex-candidate Christine Defraigne aux duellistes, avant d’apporter son soutien à Ducarme. Celui-ci rebondit donc sur le sujet car, comme Defraigne mais contrairement à Bouchez, il est opposé à cette fusion.

Il s’en explique dans un message adressé à tous les bourgmestres et conseillers provinciaux du MR, et vous comprendrez rapidement pourquoi. « A l’inverse de mon concurrent, je ne suis pas favorable à la suppression de l’enseignement communal ni de l’enseignement provincial, leur écrit-il. Tant les écoles communales que les établissements provinciaux assurent un enseignement de qualité. Une fusion des réseaux officiels serait un premier pas vers l’abandon de certains territoires, qu’il s’agisse de quartiers urbains ou de villages ruraux ! »

Denis Ducarme veut donc se profiler en « défenseur de l’école publique et du réseau communal », reconnaissant « également la qualité du réseau provincial ». Il conclut : « Je pense que, davantage que la fusion, la priorité est de retrouver le chemin d’un enseignement de qualité centré sur les savoirs de base (écrire, compter, lire), construit dans un esprit de dialogue avec les enseignants, les directions d’établissement et les pouvoirs organisateurs, en ce compris au niveau local, et en s’inspirant de méthodes innovantes. C’est en ce sens que l’enseignement est une priorité de notre Mouvement et doit le rester. »

Passablement énervé par cette dernière passe d’armes, Georges-Louis Bouchez réagit à cette prise de position de son concurrent. « La méthode de Denis Ducarme consiste à systématiquement critiquer mes positions », nous déclare-t-il. « Il est regrettable que ceux qui souhaitent la fusion entre le réseau libre et l’officiel refusent une meilleure organisation du réseau officiel. J’ai expliqué clairement ma conception des pouvoirs communaux et provinciaux aux élus locaux et cela a été très largement apprécié et soutenu par ces élus. Enfin, j’ai, moi, fait de très nombreuses propositions pour améliorer l’enseignement. J’ai d’ailleurs fait de l’enseignement le thème premier si je suis président du MR. Je suis heureux que certains commencent à s’y intéresser en fin de campagne, malheureusement à des fins polémiques. »

Découvrant cette nouvelle divergence entre les deux candidats à la présidence du MR, un libéral tient à nous signaler que « la fusion des réseaux est dans la doctrine du MR validée en 2016 » et qu’elle était aussi « dans le programme 2019 du MR, adopté à l'unanimité en congrès, Denis Ducarme compris ». Comme on disait: plus que quelques fois dormir...

 
 
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