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Présidence du MR: dernière passe d’armes Ducarme-Bouchez sur l’école

Avec les bourgmestres comme témoins.

Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 3 min

C’est ce vendredi que l’on connaîtra le nom du nouveau président du MR. Les membres du parti doivent rentrer leur bulletin de vote pour mardi. La (longue) campagne interne prendra donc fin ce lundi soir pour les deux derniers candidats en lice, Georges-Louis Bouchez (44,6 % au premier tour) et Denis Ducarme (25 %). Et pour bien marquer leur différence jusqu’au bout, Denis Ducarme tient à se positionner sur un dernier thème avant que le gong ne retentisse : l’enseignement. Plus précisément : la fusion des réseaux officiels. C’était l’une des 16 questions posées par l’ex-candidate Christine Defraigne aux duellistes, avant d’apporter son soutien à Ducarme. Celui-ci rebondit donc sur le sujet car, comme Defraigne mais contrairement à Bouchez, il est opposé à cette fusion.

Il s’en explique dans un message adressé à tous les bourgmestres et conseillers provinciaux du MR, et vous comprendrez rapidement pourquoi. « A l’inverse de mon concurrent, je ne suis pas favorable à la suppression de l’enseignement communal ni de l’enseignement provincial, leur écrit-il. Tant les écoles communales que les établissements provinciaux assurent un enseignement de qualité. Une fusion des réseaux officiels serait un premier pas vers l’abandon de certains territoires, qu’il s’agisse de quartiers urbains ou de villages ruraux ! »

Denis Ducarme veut donc se profiler en « défenseur de l’école publique et du réseau communal », reconnaissant « également la qualité du réseau provincial ». Il conclut : « Je pense que, davantage que la fusion, la priorité est de retrouver le chemin d’un enseignement de qualité centré sur les savoirs de base (écrire, compter, lire), construit dans un esprit de dialogue avec les enseignants, les directions d’établissement et les pouvoirs organisateurs, en ce compris au niveau local, et en s’inspirant de méthodes innovantes. C’est en ce sens que l’enseignement est une priorité de notre Mouvement et doit le rester. »

Passablement énervé par cette dernière passe d’armes, Georges-Louis Bouchez réagit à cette prise de position de son concurrent. « La méthode de Denis Ducarme consiste à systématiquement critiquer mes positions », nous déclare-t-il. « Il est regrettable que ceux qui souhaitent la fusion entre le réseau libre et l’officiel refusent une meilleure organisation du réseau officiel. J’ai expliqué clairement ma conception des pouvoirs communaux et provinciaux aux élus locaux et cela a été très largement apprécié et soutenu par ces élus. Enfin, j’ai, moi, fait de très nombreuses propositions pour améliorer l’enseignement. J’ai d’ailleurs fait de l’enseignement le thème premier si je suis président du MR. Je suis heureux que certains commencent à s’y intéresser en fin de campagne, malheureusement à des fins polémiques. »

Découvrant cette nouvelle divergence entre les deux candidats à la présidence du MR, un libéral tient à nous signaler que « la fusion des réseaux est dans la doctrine du MR validée en 2016 » et qu’elle était aussi « dans le programme 2019 du MR, adopté à l'unanimité en congrès, Denis Ducarme compris ». Comme on disait: plus que quelques fois dormir...

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7 Commentaires

  • Posté par Wachtelaer Claude, lundi 25 novembre 2019, 8:59

    Non seulement il ne faut pas fusionner, mais - en s'inspirant du modèle finlandais - il faut décentraliser l'enseignement officiel. les communes et les provinces ont de l'expertise et elles sont proches des utilisateurs, Vouloir imiter la France et créer un mammouth bureaucratique est une grosse erreur et très contradictoire pour un libéral.

  • Posté par Lambert Guy, dimanche 24 novembre 2019, 21:47

    Et pourquoi pas un seul réseau tout simplement!

  • Posté par Jaspers Marie, dimanche 24 novembre 2019, 20:30

    Il est grand temps de ne plus être hypocrite, électoraliste! Les écoles de la Communauté, provinciales et communales ne poursuivent pas les mêmes objectifs concrets: la majorité des écoles de la Communauté offrent principalement un enseignement général et les écoles provinciales offrent plus d'enseignement technique de qualification et professionnel.Ces dernières disposent d'un matériel pratique indispensable à un enseignement plus "technique"!Il est "ubuesque" de s'imaginer que les écoles d'enseignement général vont pouvoir l'acquérir! Il n'y a n'y finance, ni locaux disponibles! A quoi pensent ces utopistes, s'ils pensent?!En outre, les différents types d'enseignement officiel ne drainent pas le même public! Et rien ne pourra obliger les parents favorisés tant intellectuellement que financièrement d'inscrire leurs enfants dans des écoles dont la majorité des enfants sont défavorisés sur les deux plans! Il suffit de passer devant les deux types d'écoles à la sortie des élèves ou de traverser la cour de récréation pour constater qu'en moyenne les types "d'éducation parentale" n'ont rien en commun! Passez, par exemple, devant une école technique de Seraing et une école d'enseignement général, d'Embourg ou Chênée et vous comprendrez mon propos! Le drame est que les égalitaristes sont dans le déni! Une telle mesure gonflera le public de l'enseignement catholique qui des 60 % actuels pourrait bien accueillir plus de 80 %.Excellente mesure pour favoriser l'enseignement LIBRE!!!Déjà actuellement, beaucoup de parents préfèrent le catholique, non pas en fonction de conviction religieuse, mais parce qu'ils sont persuadés que, ne fut-ce que, la discipline est plus rigoureuse, moins permissive.FAUX???Alors pourquoi 60 % dans le catholique alors qu'il n'y a plus guère de catholiques convaincus!Demandez aux parents vous-mêmes et vous verrez que j'invente RIEN!

  • Posté par Bladfeld Samuel, dimanche 24 novembre 2019, 19:50

    Et tout ça bien entendu en multipliant les structures sous régionales et les statuts sous régionaux. Mieux payé selon qu'on soit employé au fédéral / à la communauté / à la région (et j'en passe, COCOF, COCOM ...), avec la pléthore de couillons surpayés dans les différents ministères pour soi-disant superviser le tout. 7 ministres de la politique scientifique. Avec le grand Duduche, la NVA a encore de beaux jours devant elle pour brocarder les Wallons. Pas de doute Ducarme est bien le fils de son père.

  • Posté par Debrabander Jean, dimanche 24 novembre 2019, 18:29

    Les primaires au communal, l'enseignement technique et professionnel à la Région, l'enseignement général à la FWB !

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