Un sous-marin chargé de cocaïne intercepté en Espagne

Un sous-marin chargé de cocaïne provenant d’Amérique du sud a été intercepté dimanche au large des côtes du nord-ouest de l’Espagne, a-t-on appris lundi auprès des autorités espagnoles. Deux hommes de nationalité équatorienne ont été arrêtés lors de cette opération, à Cangas en Galice, près de la frontière portugaise, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la préfecture de Galice.

Cette région du nord-ouest de l’Espagne est l’une des portes d’entrée de la drogue en Europe. « Un plongeur est parvenu à entrer dans le sous-marin lundi et en a retiré un paquet de cocaïne », a expliqué le porte-parole de la préfecture. Lundi, les policiers essayaient de renflouer le sous-marin. Ils ne pourront pas déterminer la quantité totale de drogue à bord tant qu’ils ne l’auront pas fait, a fait valoir le porte-parole.

Selon une source proche de l’enquête, le semi-submersible, d’une vingtaine de mètres, provenait d’Amérique du sud. « Ce n’est pas la première fois mais on ne voit pas ça tous les jours » en Europe, a commenté cette source. « Il est très probable que l’appareil contienne plusieurs tonnes (de cocaïne) mais ce n’est qu’une estimation », a indiqué une autre source proche de l’enquête à l’AFP alors que plusieurs médias espagnols font état d’un chargement de plus de 3 tonnes.

« De plus en plus modernes et complexes »

Ce mode opératoire est plus fréquent sur le continent américain où – après s’être servis d’avions et de bateaux rapides – les cartels de la drogue sud-américains, notamment colombiens, utilisent des sous-marins plus ou moins élaborés pour transporter la drogue vers le Mexique puis vers les Etats-Unis. Les gangs paient souvent des ingénieurs sans emploi et en manque d’argent pour qu’ils conçoivent et fabriquent les sous-marins, a déclaré à l’AFP Wilder Alejandro Sanchez, analyste en matière de défense et géopolitique au sein d’un « think-tank » américain, le Center for International Maritime Security (CIMSEC).

La plupart ne sont que des appareils semi-submersibles – soit des navires qui ne peuvent pas complètement plonger comme les sous-marins – mais certains peuvent s’enfoncer dans l’eau jusqu’à 30 mètres de profondeur, a ajouté M. Sanchez. « Ils deviennent de plus en plus modernes et complexes », a-t-il déclaré.

En septembre, un sous-marin artisanal qui transportait plus de cinq tonnes de cocaïne avait été intercepté dans l’océan Pacifique au large de l’Amérique du sud.

 
 
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