Accueil Culture

Carole Karemera ou l’art de réparer les vivants

Faire de l’art dans un pays, le Rwanda, où des artistes ont participé à la propagande d’un génocide. Jouer dans la rue et chez les gens là où chacun a appris à se méfier de son voisin. Carole Karemera a déjoué tous les pronostics, convaincue que sa terre d’origine pouvait cicatriser grâce au théâtre.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 6 min

Le déclic s’est fait en 2004. Née en Belgique de parents exilés, Carole Karemera part jouer Rwanda 94, pièce fleuve mythique de Jacques Delcuvellerie sur le génocide de 1994, là même où s’est jouée la tragédie. « En partant, j’avais beaucoup d’inquiétudes, se rappelle la comédienne belge. Je me demandais si l’art avait vraiment un rôle à jouer là-bas et si on n’aurait pas mieux fait d’envoyer des psychothérapeutes. Et puis, nous avons joué, notamment La cantate de Bisesero, sur ces collines de Bisesero justement, en présence des résistants de l’époque. Il y a eu ces veillées avec les survivants et c’est là que je me suis dit que j’allais rentrer. » Alors que tout sourit à l’époque à cette artiste formée au Conservatoire de Mons, engagée très vite chez des metteurs en scène prestigieux comme Peter Brook, et lauréate notamment du Prix du meilleur seul en scène belge pour son interprétation de l’inoubliable Femme fantôme au Théâtre de Poche, Carole Karemera décide que son destin est au Rwanda.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Culture

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs