Coalition fédérale: «Il est maintenant plus que temps de réussir», déclare Paul Magnette

Coalition fédérale: «Il est maintenant plus que temps de réussir», déclare Paul Magnette
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L’informateur Paul Magnette a appelé lundi les partis politiques à sortir de leur réflexion stratégique et de leur « zone de confort » pour s’engager dans la formation d’un gouvernement fédéral. « Il est maintenant plus que temps de réussir », a-t-il dit après son rapport au Roi, en rappelant que le gouvernement était tombé il y a presqu’un an.

Coalition fédérale: Paul Magnette dément avoir exclu la N-VA de ses possibilités de coalitions

Chaque jour qui passe alourdit les conséquences d’une absence de gouvernement sur les finances publiques et la sécurité sociale. « Si nous devions subir un choc majeur, nous ne serions pas en état de réagir en l’absence de gouvernement de plein exercice », a averti M. Magnette.

L’informateur exhorte les dix formations politiques toujours en lice à « répondre aux problèmes des hommes et femmes de ce pays » avant leurs préoccupations stratégiques. Il a d’ailleurs insisté sur la dimension fédérale de sa mission. « Nous travaillons pour tous les Belges de Zeebrugge à Arlon et d’Eupen à Mouscron », a-t-il souligné.

Et de citer Martin Luther King : « Nous devons utiliser le temps de manière créative, en sachant qu’il est toujours temps de faire le bon choix ».

Une meilleure compréhension entre les partis

L’informateur oeuvre à des convergences entre les partis sur une série de thèmes et s’est défendu d’avoir voulu exclure la N-VA. Il a établi une note articulée autour de huit chapitres : pacte national pour le plein emploi et le bien-être au travail, soutien à l’esprit d’entreprise et à la productivité, transition durable, cohésion sociale, soutien aux politiques de santé et en faveur des personnes handicapées, sécurité (y compris la justice et la lutte contre le terrorisme), asile et migration et modernisation de l’Etat. Le temps passant, les « partis se comprennent beaucoup mieux », constate-t-il.

Le confédéralisme n’est pas un des sous-chapitres. « Un parti a souhaité en parler mais aucun autre ne l’a demandé. Et comme je cherche des convergences… », a expliqué M. Magnette.

L’ambition de l’informateur n’est pas non plus de lancer une réforme institutionnelle classique. Il ne cherche pas une majorité des deux tiers, a-t-il indiqué. Un travail pourrait toutefois être mené pour évaluer les réformes de l’Etat qui ont été accomplies jusqu’à présent, à l’image d’une proposition déposée au Sénat et qui sera examinée en janvier.

 
 
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