Dépénalisation de l’avortement: un appel de 700 soignants à ne pas voter la loi

Dépénalisation de l’avortement: un appel de 700 soignants à ne pas voter la loi
Pierre-Yves Thienpont

Quelque 700 médecins, sages-femmes, infirmiers et psychologues ont signé un appel aux députés à ne pas voter la proposition de loi dépénalisant complètement l’avortement.

Mercredi, la commission de la Justice reprendra l’examen de cette proposition. Le texte co-signé par des députées socialistes, libéraux, écologistes, DéFI et PTB vise à faire de l’interruption volontaire de grossesse un acte médical à part entière. Il dépénalise complètement l’avortement aussi bien pour les femmes que pour les médecins, allonge à 18 semaines le délai dans lequel un avortement peut être pratiqué et réduit à 48 heures le délai de réflexion.

« Un être humain déjà formé »

« A 18 semaines, nous nous trouvons face à un être humain déjà formé », affirment ces signataires dans une tribune libre publiée mardi par « La Libre ». « A l’heure où médecins et éducateurs s’efforcent d’éduquer les jeunes en les encourageant à vivre une sexualité responsable – pour eux-mêmes et pour les autres – l’allongement du délai légal à 18 semaines envoie un signal contre-productif de déresponsabilisation et banalisation », ajoutent-ils.

Les signataires redoutent qu’à considérer l’avortement comme un acte médical, des pressions morales soient exercées sur les soignants et qu’il leur soit dès lors plus difficile d’invoquer une clause de conscience pour refuser de pratiquer l’IVG.

 
 
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