Nethys: «Ce que nous avons fait, c’est de la médecine d’urgence», affirme Pierre-Yves Dermagne

Nethys: «Ce que nous avons fait, c’est de la médecine d’urgence», affirme Pierre-Yves Dermagne
Belga

« Ce que nous avons fait jusqu’à présent au sein de Nethys, c’est de la médecine d’urgence sur un patient polytraumatisé », a affirmé le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS), alors que le dossier était à nouveau au centre des discussions, mardi, en commission du Parlement de Wallonie. « Des diagnostics sont en cours de réalisation », a ajouté le ministre selon qui, toutefois, « les perspectives de rétablissement sont réelles ».

Interrogé par plusieurs parlementaires, Pierre-Yves Dermagne est une nouvelle fois revenu sur la chronologie des événements ayant notamment conduit à l’annulation des cessions, par Nethys, de 3 de ses filiales (Voo, Elicio et Win) et à l’envoi d’un interim manager au sein de la société après le renvoi des membres de son comité de direction, dont Stéphane Moreau.

« Notre volonté, c’est vraiment d’objectiver l’ensemble des éléments afin que chaque personne amenée à prendre des décisions puisse le faire en toute connaissance de cause. C’est ce que nous faisons depuis l’entrée en scène du nouveau management et c’est ce que nous continuerons à faire avec ordre, méthode et discrétion tout en garantissant la transparence une fois que les actes sont posés », a ajouté Pierre-Yves Dermagne.

« Notre travail n’est pas terminé »

Selon lui, le travail du gouvernement « doit en effet être jugé sur les décisions prises et les actes posés plutôt que sur ses intentions ». « Notre travail n’est pas terminé », a encore souligné le ministre. « Certes, il y a urgence mais il faut laisser un peu de temps à la nouvelle équipe mise en place et à la tutelle afin que les décisions prises soient les plus solides possibles », a-t-il conclu.

Des propos qui n’ont pas franchement convaincu l’opposition, François Desquesnes, pour le CDH, regrettant notamment « d’avoir été baladé » par une autorité de tutelle « qui n’est pas allée jusqu’au bout de ses décisions alors qu’il y avait faculté à agir complètement ». « Qu’on ne nous fasse pas de mauvais procès. Nous vous soutenons mais permettez-nous de vous interroger sur les conséquences de vos décisions », a renchéri Benoît Dispa, CDH également.

« Si nous partageons vos interrogations, nous ne comprenons pas votre manque de mémoire et nous regrettons votre manque d’introspection », leur a répondu le porte-parole du PTB, Germain Mugemangango.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous