Bangladesh: des fours à briques fermés pour lutter contre la pollution

Les habitants de plusieurs autres villes d'Asie du Sud-Est, dont les capitales indienne New Delhi et pakistanaise Lahore, ont également souffert ces dernières semaines de la pollution provoquée par des émissions incontrôlées ainsi que des brûlis agricoles.

La qualité de l'air a Dacca lundi a été classée comme la pire au monde par l'organisme indépendant Air Visual.

"La situation est très critique", a déclaré à la presse le ministre de l'Environnement Mohammad Shahab Uddin, "il y a quelques jours à peine, la qualité de l'air à Dacca était en troisième ou quatrième position parmi les pires dans le monde. Mais à présent elle est en tête de classement".

M. Uddin a annoncé une série de mesures pour combattre la pollution, dont la fermeture des fours à briques illégaux et l'arrosage deux fois par jours des rues principales et des chantiers. L'incinération des ordures sera suspendue sur des dizaines de sites et les camions transportant des matériaux de construction tels que du sable devront être couverts, a-t-il ajouté.

Le gouvernement est soutenu par la Cour suprême qui a ordonné la fermeture des fours à briques illégaux dans les 15 prochains jours, a expliqué à l'AFP le procureur général adjoint Abdullah al Bashar.

Dans le cadre d'efforts à plus long terme, le gouvernement prévoit en outre d'éliminer progressivement l'utilisation de briques dans ses nouvelles constructions.

La fumée émanant des fours à briques, qui utilisent du charbon et du bois, constitue une importante source de pollution. Au Bangladesh, ils fonctionnent surtout entre novembre et avril.

"Nous avons commencé cette année à réduire l'usage des briques qui sera complètement éliminé d'ici 2025", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de l'Environnement, Monsurul Alam.

La construction est l'un des principaux moteurs de l'économie dans le pays.

Selon l'organisation de défense de l'environnement BAPA, les fours illégaux représentent la majorité des fours en activité au Bangladesh. "Nous avons besoin d'un plan global et urgent pour lutter contre la pollution de l'air", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de cette organisation Sharif Jamil, "nous devons fermer les fours illégaux qui ne respectent pas le moindre critère d'émissions".

 
 
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