Le constructeur de moteurs Safran va supprimer 60 emplois à Brussels Airport (syndicat)

La filiale bruxelloise appartient au groupe français Safran Aircraft Engines et est spécialisée dans la réparation et l'entretien de moteurs d'avions.

Un des raisons invoquées pour cette restructuration est l'obligation pour l'entreprise de quitter son bâtiment actuel pour le 30 juin 2022, selon M. Corbeel. "Une nouvelle localisation est recherchée dans un rayon de cinq à six kilomètres autour de l'aéroport", précise le responsable syndical. Le déménagement a poussé la direction a réduire ses activités dans la région de Zaventem. Ainsi, le banc d'essai sera par exemple délocalisé vers Liège, où Safran dispose d'un site important.

Si la direction a promis de former des travailleurs pour qu'ils puissent rester actifs au sein de l'entreprise, des licenciements seront inévitables. Les suppressions d'emplois s'étaleront jusqu'à la mi 2022, poursuit Paul Corbeel.

Un conseil d'entreprise est prévu jeudi. Les syndicats espèrent réduire le nombre de licenciements. "Nous espérons qu'un certain nombre de travailleurs pourront déménager à Liège, mais cela dépendra des conditions que nous pourrons obtenir. Comme il s'agit de personnel hautement qualifié, nous sommes convaincus que la direction fera des efforts pour les conserver dans l'entreprise", souligne encore Paul Corbeel.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. belgaimage-160500921-full

    Commentaires racistes sur les migrants de La Panne: la lutte contre la cyberhaine est-elle un combat désespéré?

  2. d-20191014-3WMQ55 2019-10-23 22:52:21

    Mithra: François Fornieri dans la tourmente

  3. Après le vote de vendredi passé au Sénat, Zakia Khattabi réfléchit à la suite à donner à sa candidature à la Cour Constitutionnelle. © Belga

    Cour Constitutionnelle: Ecolo assis entre deux chaises

La chronique
  • Coalition fédérale: le casse-tête postélectoral

    La crise politique fédérale est tellement désespérante que l’on finit par se demander comment le système est censé fonctionner. Quels principes a-t-on suivi, avant 2019, pour former un gouvernement ?

    On pourrait croire que la réponse à cette question est simple, mais ce n’est pas le cas. Un seul principe est incontesté, et encore : idéalement, le gouvernement doit disposer d’une majorité parlementaire prête à le soutenir. Mais un gouvernement minoritaire n’est pas interdit, et il existe des exemples en ce sens dans différents pays européens. En outre, la règle arithmétique de la majorité ne nous dit pas quel critère employer pour choisir les partis qui composeront la majorité d’une part et l’opposition d’autre part. Rien n’interdit même d’installer un gouvernement d’union nationale, comme en temps de guerre, composé de la quasi-totalité des partis représentés au parlement, ce qui modifie le sens de la notion de majorité.

    ...

    Lire la suite

  • Pour destituer (vraiment) Trump, il faut une arme de séduction massive

    Dans son dernier essai, Pierre Rosanvallon montre qu’on se trompe lourdement à ne voir dans le populisme qu’une réaction et une envie de dégagisme de citoyens en colère. Pour le sociologue, les populistes offrent une vision cohérente et attractive de la démocratie, de la société et de l’économie. Pour les contrer, il faut développer une offre politique et une vision de la société plus attractives que celle qu’ils proposent.

    Problème profond...

    Lire la suite