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Les voix du peuple sont impénétrables

Organiser un référendum pour dénouer la crise institutionnelle que traverse notre pays ? Certains y pensent. Mais peut-on toujours compter sur la sagesse populaire ?

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Chroniqueur Temps de lecture: 3 min

Devant la carence et le désarroi des dirigeants politiques de notre charmante mais bien compliquée petite patrie, certains beaux esprits ont trouvé le truc pour désembourber enfin l’attelage fédéral, bon sang mais c’est bien sûr, l’appel au peuple ! Ce peuple qui a toujours raison, suffit de voir comment il s’est exprimé en mai dernier.

Va donc pour le référendum ! Puisque plusieurs précédents montrent combien il est utile pour dénouer des situations politiques difficiles : le Brexit en Grande-Bretagne, l’indépendance de la Catalogne, l’adhésion au traité de Maastricht au Danemark (où il fallut voter deux fois pour forcer les citoyens à changer d’avis !) Ah oui, voilà autant de consultations où le peuple a montré aux politiques le chemin à suivre : droit dans le gouffre !

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7 Commentaires

  • Posté par Verbergt Charles, lundi 2 décembre 2019, 23:15

    Referendum ... Refetendum ... Sauf erreur de ma part, le référendum n'est pas inscrit dans la Constitution belge.

  • Posté par CREPIN Hugues, lundi 2 décembre 2019, 11:25

    L'enseignement des langues n'est pas qu'un problème de moyens. Allez faire un tour des les écoles normales pour voir la façon dont sont traités les étudiants futur enseignants. Je connais une école formant des régents en langue germanique qui ne se remet pas en question avec taux de réussite de première en seconde à 4/22. Oui, nous sommes en pénurie et là plus encore mais un établissement qui n'a que 22 étudiants dans une classe ne réussit qu'à en faire passer 22 seconde. Pire encore, dans la situation actuelle, une seule élève passera en troisième voire peut-être personnes. Les couloirs sont hantés par des étudants qui errent écrasés par l'administratif pédagogique et les méthodes arbitraires .... Les problèmes ne sont pas que budgétaires, ils sont souvent des problèmes de personnes quand ce ne sont carrément pas des personnes à problèmes. La réussite des étudiants enseignants tient à espérer de ne pas tomber sur un maître de stage qui va vous démolir avec une profonde non-conscience professionnelle et vous traiter pire que tout ce que l'on entend dans le privé. Cette situation de l'enseignement est d'ailleurs plus largement vrai dans le pays, il suffit de 10% de personnes qui se comportent n'importe comment pour ruiner le travail des autres 90%. Or détruire est toujours tellement plus facile ...

  • Posté par CREPIN Hugues, lundi 2 décembre 2019, 11:26

    Erratum, "que 22 étudiants dans une classe ne réussit qu'à en faire passer que 4 seconde."

  • Posté par Verkaeren Paul, dimanche 1 décembre 2019, 13:39

    le referendum sur l'avenir du pays a tout son sens...à condition d'expliquer le sens de la question posée. C'est ici qu'on atteint les limites du système: il n'existe pas d'explication de la question, il n'existe même pas de question. Quelle question voudrions-nous poser ? Aucun politique, aucun universitaire, aucun philosophe ne pourrait nous expliquer les implications d'une réponse sur notre système et ce qu'on pourrait y changer. La question n'est pas: voulez-vous quitter l'Europe ? voulez-vous revenir au franc ? la seule question est: voulez-vous changer la structure du pays pour le rendre hypothétiquement mieux gouvernable ? rappelons que changer la structure du pays = toucher à la sécurité sociale et aux pensions. et prendre un risque !! ce que les Belges ont en horreur. Donc, en l'état, il faut d'abord mettre les citoyens en mesure de comprendre le problème avant de poser la seule première question valable: voulez-vous un référendum ?

  • Posté par Verbergt Charles, lundi 2 décembre 2019, 23:28

    En l'état, la simple organisation d'un référendum ne se pose pas puisque la Constitution belge ne le permet pas.

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