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Macron «assume totalement» ses propos sur la «mort cérébrale» de l’Otan

Le président français a aussi regretté « la déconnexion criante et inacceptable » des discussions au sein de l’Otan depuis deux ans autour du montant de la contribution financière américaine.

Temps de lecture: 2 min

Le président français Emmanuel Macron a assumé jeudi ses propos controversés sur l’état de « mort cérébrale » de l’Otan, en appelant l’alliance militaire à se concentrer sur les enjeux stratégiques, en particulier la lutte contre le terrorisme. « J’assume totalement d’avoir levé les ambiguïtés », a déclaré le chef de l’État français à l’issue d’un entretien d’une heure avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg à l’Elysée.

Les deux hommes ont affirmé leur volonté d’« assurer le succès » du sommet des dirigeants des 29 pays membres de l’Otan mardi et mercredi à Londres, à l’occasion des 70 ans de l’Alliance atlantique.

La préparation de cette réunion, à laquelle participera notamment l’Américain Donald Trump, a été troublée par Emmanuel Macron qui a déclaré le 7 novembre, dans un entretien à l’hebdomadaire britannique The Economist : « Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’Otan. » Cette mise en cause frontale avait été aussitôt dénoncée à Washington, Berlin, Londres, Varsovie ou Ankara.

Interrogé sur ses propos, Emmanuel Macron a expliqué les avoir tenus après avoir constaté « une déconnexion criante et inacceptable » lors des deux derniers sommets de l’Otan, qui « ont été uniquement consacrés à savoir comment on pouvait alléger le coût financier pour les États-Unis », de loin le principal contributeur de l’Alliance. Pendant ce temps, n’étaient pas « résolues » des questions stratégiques sur « la paix en Europe, la relation avec la Russie, le sujet de la Turquie » ou sur « qui est l’ennemi ? » de l’Otan, a ajouté le chef de l’Etat, en citant la lutte contre le terrorisme comme une nouvelle priorité pour les alliés.

« Il fallait peut-être un ‘wake-up call’ (une alarme, ndlr). Il a été donné et je me félicite que la priorité est plutôt de réfléchir à nos finalités et nos objectifs stratégiques », a-t-il ajouté devant la presse.

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14 Commentaires

  • Posté par Jose Dedeurwaerderi, jeudi 28 novembre 2019, 16:04

    " si les ricains n'etaient pas la"

  • Posté par Andre Georges-marc, jeudi 28 novembre 2019, 21:30

    Oui, en 1917 et en 1944, mais nous sommes en 2019 et nos frères américains ont bien changé en "élisant" (avec 3.000.000 de voix de moins que Clinton, mais conformément au système constitutionnel "out of date" américain) un débile politique de l'acabit de Trump.

  • Posté par Biblio , jeudi 28 novembre 2019, 15:57

    @ Van Obberghen Paul: en fait la plus grande erreur des USA, est d'avoir refusé à la Russie l'entrée dans l'Otan, après la chute de l'Urss Évidement, cela ne faisait pas l'affaire de l'industrie militaire. Toujours chercher à qui cela profite.

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 28 novembre 2019, 16:38

    Par ailleurs, la question de l'industrie américaine US, principale bénéficiaire de l'affrontement avec la Russie, n'est pas bénigne, mais pas la principale. Le fait est que la Russie est en phase de récupération de sa puissance perdue avec la chute de l'Union Soviétique et n'aura de cesse que de la récupérer. Coute que coute. Elle y travaille activement, en minant systématiquement l'Union Européenne et en sabotant la démocratie américaine. Ne pas considérer la Russie comme ennemie serait une erreur catastrophique, que j'espère bien Emmanuel Macron ne fera pas.

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 28 novembre 2019, 16:33

    La Russie a été associée à l'OTAN, et puis il y a eu la Crimée. Entendons-nous bien que je préfèrais que la Russie soit un allié de l'Europe que le contraire, mais c'est la Russie qui a décidé du contraire, pas l'Europe. Tant que Poutine sera au pouvoir en Russie, et que ce pays ne sera pas une démocratie à part entière, n'aura pas rendu la Crimée (au pire la fasse indépendante) et quitter le Dombas, il est hors de question de faire quelqu'ouverture que ce soit à une dictature. Il serait dans la foulée plus que temps de mettre les points sur les "i" avec la Turquie concernant son flirt avec la Russie, en contradiction directe d'avec ses engagements envers l'OTAN.

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