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Charles Michel veut une Union européenne économiquement verte et plus sûre d’elle

L’ancien Premier ministre belge s’est exprimé ce vendredi après avoir reçu symboliquement la présidence du Conseil européen des mains de son prédécesseur, Donald Tusk.

Temps de lecture: 2 min

L’Union européenne doit devenir le leader mondial de l’économie verte et se montrer plus sûre d’elle sur la scène internationale, a affirmé vendredi Charles Michel en recevant symboliquement la présidence du Conseil européen des mains de son prédécesseur Donald Tusk.

« Je veux que l’Europe devienne le leader mondial de l’économie verte, avec des emplois, de l’innovation et une haute qualité de vie », a affirmé l’ancien Premier ministre belge devant le personnel du Conseil. Il a rappelé que la jeunesse avait « lancé un appel à nos consciences ». « Nous devons saisir cette opportunité ».

M. Michel s’inscrit ainsi sur la même ligne que la prochaine présidente de la Commission Ursula von der Leyen, dont la priorité absolue est un « green deal » (pacte vert) ambitionnant la neutralité climatique en 2050. Une poignée de pays d’Europe de l’Est très dépendants du charbon contestent toutefois toujours cet objectif. Dans un discours volontariste, celui qui devient le premier libéral à endosser la présidence du cercle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union a martelé la nécessité pour l’Europe de prendre davantage de place sur la scène mondiale.

« Vous pouvez compter sur moi »

« L’Europe doit être plus confiante en elle vis-à-vis du monde ; nous devons élever la voix pour nos convictions et nos valeurs. Avec 500 millions de citoyens, des démocraties solides, des économies robustes et un monde académique riche de grands esprits, nous avons tant de raisons d’être confiants, sûrs de nous et assertifs », a-t-il affirmé, alors que l’Europe est confrontée à une faiblesse persistante de sa croissance économique et tente de ramener dans le rang plusieurs Etats membres tentés par des dérives vis-à-vis de l’Etat de droit.

Charles Michel a appelé l’Union à ne pas rester en retrait des débats les plus critiques. « L’UE doit être à la table de ces discussions difficiles, afin d’influencer les événements mondiaux et défendre nos intérêts. Nous devons en faire davantage pour assurer notre défense commune, notre sécurité et garantir nos droits et libertés », a-t-il ajouté. L’ancien Premier ministre a par ailleurs garanti qu’il n’hésiterait pas à s’exprimer chaque fois que ce sera nécessaire. « Vous pouvez compter sur moi pour être au service de tous les citoyens européens. »

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5 Commentaires

  • Posté par LAMBERT André, vendredi 29 novembre 2019, 23:41

    @ Van Obberghen Paul : j'ai oublié de vous demander de nous préciser quelles mesures concrètes le MR a-t-il jusqu'à présent prises en faveur de l'écologie. A chaque fois que de telles mesures pouvaient être proposées, elles ont été battues en brèche par ce parti dont on ne connaît que trop la première préoccupation. Par exemple, pourquoi continuer à toujours favoriser les voitures de société qui coutent quelque 3 milliards d'euros chaque année à l'ensemble des citoyens alors que ces sommes faramineuses pourraient être consacrées au développement des transports en commun. Autre sujet, le MR continue à favoriser le développement exponentiel des aéroports wallons sans se soucier le moins du monde de la pollution impactant les riverains (bruit, retombées de particules extrêmement nocives....) Mais pour vous, qu'importe du moment que les acteurs économiques en tirent profit. Les exemples de blocages ne sont que trop nombreux à développer ici, car la pollution engendrée par l'internet est aussi un souci écologique.

  • Posté par LAMBERT André, vendredi 29 novembre 2019, 22:57

    @ Van Obberghen Paul : apparemment vos lunettes bleues déformantes vous font percevoir un monde où seul le libéralisme avec comme corollaire le capitalisme débridé n'aurait que de nobles vertus. Le monde déplorable, tant au niveau humain qu'au niveau de la qualité de vie et du désastre écologique dans lequel nous avons abouti n'est-il pas de la responsabilité d'industriels et de financiers qui ont toujours eu pour but premier de faire du fric quelle qu'en soit la manière d'y arriver. Bien sûr, ils ont créé de l'emploi mais pour la plupart insuffisamment rémunérés. Et, on constate que la pauvreté s'installe à grands pas et ce n'est certes pas une nouvelle "suédoise" qui ira à contre-courant de cette tendance. Je sais que vous allez vous empresser de contredire mon com. connaissant votre sympathie débordante pour le MR et la nva, mais peu m'importe. Sur ce, bonne nuit !!!

  • Posté par LAMBERT André, vendredi 29 novembre 2019, 14:51

    Paroles...paroles...!!! Des libéraux qui se disent écologistes, laissez-moi rire. La seule chose qu'ils veulent, c'est de continuer une politique basée sur la surconsommation, afin de remplir bien grassement les poches des industriels et du monde de la finance.

  • Posté par Van Obberghen Paul, vendredi 29 novembre 2019, 15:23

    "Des libéraux qui se disent écologistes, laissez-moi rire" Mais en quoi cela est-il risible? L'écologie n'est pas le seul appanage des partis écologistes, pas plus que le social serait l'exclusivité des partis socialistes! Qu'est-ce donc que cette binarité ultra-simpliste? Il est parfaitement possible d'être libéral ET social ET éco-responsable! Ça me rappelle cette sortie de Valéry Giscard d'Estaing à François Mittérand : "Vous n'avez pas le monopole du coeur".

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