De Smet, élu à la tête de Défi: «Les francophones ne veulent ni d’une République flamande, ni d’un état Wallonie-Bruxelles»

De Smet, élu à la tête de Défi: «Les francophones ne veulent ni d’une République flamande, ni d’un état Wallonie-Bruxelles»
Bruno D’Alimonte

La meilleure manière de défendre les francophones auxquels Défi reste attaché est de sauver le pays, a affirmé dimanche François De Smet, élu à la tête du parti avec 62,3% des voix devant Christophe Magdalijns (34,5%). «C’est en Belgique que les francophones veulent vivre, pas en République flamande, mais pas non plus dans un état Wallonie-Bruxelles constitué en réaction et en dépit face à la victoire supposée inéluctable du nationalisme flamand», a souligné le successeur d’Olivier Maingain, dans une première allocution.

De Smet a également confirmé d’emblée l’adhésion de Défi au libéralisme social - «pas besoin de créer chez nous une chapelle car libéraux et progressistes, nous le sommes tous» -. A ses yeux, la formation amarante doit être le parti «de l’émancipation et de la réussite sociale», porteur d’une «transition écologique déterminée et pragmatique» qui «assume l’économie de marché» et investit dans les nouvelles technologies sans «avoir peur du mot métro».

Autre credo des amarantes confirmé par leur nouveau président: le combat pour la laïcité «qui permet aux croyants et non-croyants de vivre ensemble, organise et apaise, .... prône le respect, la mixité et le mélange, et qui doit être porté avec la lutte contre les discriminations».

De Smet a rendu hommage à son prédécesseur, Olivier Maingain, qu’il a félicité pour sa clairvoyance et son courage, tout au long de l’histoire du parti, en ce compris «celui de partir au risque de tout perdre». «Depuis 1964, dix fois on a prédit la disparition de Défi et nous avons su nous réinventer. Je voudrais que l’on soit fier des valeurs du libéralisme des lumières et des droits fondamentaux qui refuse toute collaboration avec le nationalisme, qui mobilise le travail, émancipe, lutte contre la pauvreté et la précarité» a-t-il encore dit.

 
 
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