Crise au fédéral: Koen Geens (CD&V) suggère une réforme de l’Etat

Koen Geens
Koen Geens - Photo News

Koen Geens était l’invité du matin sur la VRT. Il est revenu sur la réunion « secrète » de samedi entre Paul Magnette et les partis de l’arc-en-ciel (PS, MR, Ecolo). « Le problème avec l’arc-en-ciel, c’est que cette formule a 76 sièges, mais qu’il manque 400 000 voix pour obtenir la majorité. Ils représentent donc 400 000 voix de moins que l’opposition ».

Pour lui, Bart De Wever a été trop vite écarté : « Comment est-ce possible de ne pas donner à Bart De Wever la chance de prouver qu’il ne veut pas, si on ne lui demande pas ? ». « L’attitude de l’Open VLD est une énigme : je ne comprends pas ce qu’ils font. C’est un mystère de savoir comment vous, en tant que parti libéral faisant partie du gouvernement flamand, qui est après tout favorable à l’orthodoxie budgétaire, pouvez vous y retrouver. »

Sur les budgets et les taxes, le ministre estime qu’une réforme de l’Etat serait nécessaire : « Et si vous voulez y parvenir à court et à long terme, vous devez aussi penser à une réforme de l’État. À court terme, cela pourrait résoudre un certain nombre de discussions entre les communautés » dit-il. « Et à long terme, nous devons nous assurer qu’il sera un peu moins cher de gérer ce pays. Il faut être prêt à le faire, sinon la N-VA et le Vlaams Belang passeront un bon moment. ».

Hier, il plaidait déjà pour que Bart De Wever soit nommé co-formateur. « Ce dont je voudrais convaincre les francophones, c’est que la N-VA est aussi incontournable pour les partis néerlandophones que le PS l’est pour l’instant pour les partis francophones », a-t-il affirmé. « Ce n’est pas une question de sympathie. C’est une question de viabilité du pays à long terme. Si nous faisons une erreur maintenant, nous risquons d’avoir une majorité nationaliste en Flandre en 2024 », a encore averti Geens.

 
 
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