Lionel Messi remporte son sixième Ballon d’or, un record

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Avec la désignation de Lionel Messi, le Ballon d’or a retrouvé un cours normal que le Croate du Real Madrid, Luka Modric, avait chamboulé à l’occasion de la 63e édition, celle de l’an passé.

Une brisure dans l’histoire moderne du trophée imaginé et toujours porté par France-Football. Depuis 2008 et le premier succès de Cristiano Ronaldo, c’était, c’est toujours l’un ou l’autre. CR7 ou Leo, exception faite donc de la victoire du milieu de terrain madrilène en 2018.

Ce concours est par conséquent devenu depuis plus d’une décennie une affaire privée. Une prolongation qui permet au Portugais et à l’Argentin de continuer à ferrailler ferme à grands coups de records. Un duel qui leur va loin : Cristiano Ronaldo a une nouvelle fois snobé la cérémonie au Théâtre du Châtelet, ce qui n’est pas un sommet de politesse. On ne sait jusqu’à quel point il se doutait qu’il ne l’aurait pas, au-delà bien évidemment des traditionnelles séances photos qui ne l’ont pas concerné. Pour lui, il n’y a précisément pas de doute : il est le meilleur. Donc meilleur que Messi. L’arithmétique raconte autre chose puisque, désormais, le « diez » du FC Barcelone en compte un de plus que lui : 6 contre 5. Messi ne serait pas seulement le meilleur sur l’année civile 2019, mais le meilleur (des deux en tout cas) tout court. Affaire classée alors ?

Liverpool dans le vent

Il serait imprudent d’aller trop vite en besogne avec ces deux monstres. Lionel Messi n’a pas encore fini de nous enchanter (voir son but de dimanche soir au Wanda) ni de s’améliorer : il n’a jamais été aussi létal sur les coups francs que cette saison. Et Cristiano Ronaldo, un peu en dedans ces derniers temps, renaît toujours au printemps. Plus qu’un pléonasme, une évidence. Avec la Ligue des champions et l’Euro en vue, l’attaquant de la Juventus et du Portugal a de quoi faire. En outre, il a « menacé » de jouer jusqu’à 40 ans. Après tout, Sir Stanley Matthews avait remporté la première édition, en 1956, à 41 ans. En attendant que CR7 dribble le « Wizard » (« Magicien ») de Stoke et Blackpool, Messi, pour changer, a fait plus fort que lui : c’est un club anglais entier qu’il a mis dans le vent, Liverpool en l’occurrence, prenant une revanche platonique sur l’humiliation subie le 7 mai dernier à Anfield avec ses équipiers « blaugrana. »

Les Champions d’Europe doivent se contenter de la deuxième place de Van Dijk (défenseur, c’est presque une tare pour le jury du Ballon d’or ; seuls Beckenbauer et Cannavaro, Sammer et Matthäus, en élargissant ce critère, ont réussi à s’extraire du matraquage des milieux et des attaquants) et de 3 autres présences dans le top-10 (Salah, Mané et Alisson). On peut discuter du résultat, mais pas crier au scandale, comme à l’occasion du tout premier de Messi, en 2010, au détriment d’Iniesta, Xavi ou encore Sneijder. Comme en 2013, dans un scrutin très serré aussi (3,27 % entre Ronaldo et Messi) bien que le feu Fifa Ballon d’or (2010-2015) s’appuyait sur un tout autre jury, où Frank Ribéry fut littéralement dérobé d’un titre archi-mérité.

 
 
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