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Être une sardine. Ou ne pas être…

Matteo Salvini est arrivé à Anvers ce lundi. D’un côté, les supporters, de l’autre, les opposants.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Il y a quelques années, la rencontre entre un leader d’extrême droite italien et ses camarades flamands à Anvers aurait donné lieu à une brève, voire rien dans les médias. Parce que ce « sommet » avait de quoi remplir une cabine téléphonique. Aujourd’hui, même si l’envie demeure de ne pas accorder d’attention à cet entre-soi extrémiste, le sentiment a changé au vu d’une nouvelle réalité : les électeurs de ces partis sont de plus en plus nombreux, donnant à leurs leaders à travers l’Europe un poids déterminant et très inquiétant. On ne peut plus banaliser un rassemblement de ces forces qui encouragent au racisme – Salvini –, qui nomment des dirigeants néonazis – l’AfD – ou nourrissent en leur sein des profanateurs de lieux de commémoration juifs – Vlaams Belang.

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15 Commentaires

  • Posté par Ask Just, mardi 3 décembre 2019, 15:13

    "Le véritable ennemi du moment, qui n’est pas le Flamand ou le Francophone mais l’extrémisme": l'extrémisme se nourissant actuellement des dérives du "business as usual" du capitalisme néo- et/ou illibéral (certains voulant le pousser encore plus avant, type NVA, Tories, etc...), je dirais que l'ennemi n°1 est l'inaction politique pour "corriger" les errements actuels du système capitaliste (népotisme, monopoles, écarts de revenus, surproduction/surendettement, précarisation de l'emploi, etc...). Mais ça rapporte tellement à certains et assure de si belles carrières politiques (et postpolitiques, cfr recasement des Commissaires EU). L'argent a toujours été le nerf de la guerre. Il faut être politicien pour résumer la montée du populisme actuelle un problème d'"identité" (cfr BdW) et proposer de le résoudre par plus de dépenses sécuritaires (cfr Théo), et il faut être électeur populiste pour croire que cela seul va fonctionner.

  • Posté par CREPIN Hugues, mercredi 4 décembre 2019, 23:15

    Cher AJ, je vous faisais seulement remarquer que les crimes de la gauche étaient passés sous silence (je crois que seul le PS a assassiné son président par exemple), les scandales sexuels aussi , ... Bref, la droit, justement, est en général plutôt frileuse sur la morale qui n'est pas trop son fort en dehors des chrétiens. Donc, je n'ai pas critiqué l'énoncé des dérives, seulement le fait que le camp du "bien" est automatiquement exonéré de toute faute.En gros, vous me reprochez ... votre propre discours ... alors que je ne l'ai même pas repris.

  • Posté par Ask Just, mardi 3 décembre 2019, 18:57

    HC, si vos oeillères dogmatiques vous le permettaient, vous remarqueriez que les scandales Nethys et autres que vous citez (et attribuez à une dérive purement gauchiste par réflexe pavlovien) relève exactement des errements du capitalisme évoqués dans mon post (népotisme, monopoles, qui mènent à des dérives "légales" mais moralement apparentées à de la corruption pure et simple). Il ne s'agit donc plus d'un problème gauche/droite mais d'un problème fondamental d'ADN de notre système. Nos politiciens de gauche manient aussi bien les outils d'enrichissement personnel et de leurs "amis" que ceux de droite, c'est tout. Tant que vous resterez convaincu que la droite est vertueuse et la gauche corrompue, vous serez un oiseau pour le chat populiste. Ne venez pas pleurer plus tard, vous aurez été prévenu encore et encore...

  • Posté par CREPIN Hugues, mardi 3 décembre 2019, 15:41

    Curieux que vous avez oublié quelques errements mineurs tels Mathot, di Rupo, Moreau, ... Le verbe est beau mais très incomplet. D'autre part, Théo n'est pas tellement dans le sécurité, même pas Jambon en fait. L'extrémisme se nourrit également des abus des "progressistes" qui deviennent tellement errants qu'ils continuent de taper sur le goupillon, un peu sur l'étoile mais tendent la main au croissant... Vous représentez donc bien une des raisons objectives qui poussent vers l'extrême-droite.

  • Posté par Piet Daniel, mardi 3 décembre 2019, 15:12

    Si je suis bien informé, le PS a déjà gouverné avec l'extrême droite en Belgique. C'était dans les années 90, gouvernement PS-Volksunie…

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