Catastrophe ferroviaire de Buizingen: le conducteur de train, la SNCB et Infrabel reconnus responsables

Catastrophe ferroviaire de Buizingen: le conducteur de train, la SNCB et Infrabel reconnus responsables
Olivier Papegnies

Le tribunal de police a estimé mardi que tant le conducteur du train P impliqué dans la catastrophe ferroviaire de Buizingen, que la SNCB et Infrabel étaient responsables de cet accident qui avait coûté la vie à dix-neuf personnes en 2010.

Le 15 février 2010 à 08h28, un train local (train L) Louvain-Braine-le-Comte a percuté un train InterCity (train IC) Quiévrain-Liège-Guillemains à hauteur de Buizingen, dans l’entité de Hal (Brabant flamand). La collision a fait dix-neuf morts, une trentaine de blessés graves et une centaine de blessés légers.

Le tribunal a jugé que le conducteur avait franchi un signal rouge par négligence mais qu’il appartenait aux deux sociétés ferroviaires de prendre les mesures de sécurité nécessaires afin d’éviter, dans un tel scénario, qu’un accident ne se produise. Or, ces mesures n’étaient pas suffisantes aux yeux du tribunal.

« Le conducteur du train est le dernier maillon dans la chaîne de la sécurité, il ne sera jamais la seule garantie », souligne le tribunal dans son jugement.

Le tribunal de police de Bruxelles a déclaré que la SNCB et Infrabel avaient fait preuve d’un manque de prévoyance et de précaution en matière de sécurité. Il a estimé leur part de responsabilité dans l’accident de trains à deux cinquièmes chacune. Les deux sociétés sont condamnées à une amende de 550.000 euros.

Le tribunal a également estimé que le conducteur du train L avait une responsabilité dans l’accident, calculée à un cinquième, pour avoir manqué d’attention. Il a néanmoins appliqué le décumul des responsabilités, impliquant que la SNCB est responsable de son employé. Ce dernier écope donc d’une simple déclaration de culpabilité.

 
 
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