Vos options financières quand la maison est payée

Vos options financières quand la maison est payée

Emprunter pour une seconde résidence

Une première solution consiste à acheter un autre bien. Par exemple, un chalet de vacances. Ou un appartement, un kot, un garage dans le but de les louer. Afin de couvrir le budget, vous signez un nouvel emprunt hypothécaire. Deux facteurs plaident en ce sens. Un : vous profitez des taux d’intérêt actuels, très bas. Deux : vous gardez un certain avantage fiscal. Certes, celui-ci n’est plus de même nature que pour l’habitation principale. Il ne relève plus du bonus logement ou des systèmes régionaux qui l’ont remplacé. Ceux-ci valent en effet pour «l’habitation propre» et octroient un avantage allant de 30% à 50%. Pour les prêts liés à une seconde résidence, le fédéral reste compétent. Ici, l’avantage est un peu moins généreux, soit une réduction d’impôt de 30% sur les amortissements en capital de maximum 2.350 euros par an. Il équivaut en fait à de «l’épargne à long terme» (voir plus loin). Si vous louez cette résidence, vous pouvez aussi déduire les intérêts de vos revenus immobiliers.

Emprunter pour une rénovation

Vous êtes propriétaire mais votre maison a besoin d’améliorations : isoler le toit ou changer la chaudière, adapter l’espace, poser des panneaux photovoltaïques… Si ces travaux sont lourds (plus de 50.000 euros), vous pouvez à nouveau passer par un nouveau crédit hypothécaire. Ici aussi, le capital amorti et les intérêts sont déductibles jusqu’à certains montants. Si les travaux sont légers, un crédit personnel peut suffire. Dans ce cas, la durée du prêt est beaucoup plus courte : 12 à 48 mois environ. Le taux d’intérêt est un peu plus élevé mais reste attractif. Aucune hypothèque, ni acte notarié ne sont nécessaires. A noter que, les Régions, compétentes en matière d’énergie, proposent également des prêts aux ménages. En Flandre, le dispositif s'appelle Energielening ; en Wallonie, le Rénoprêt ; dans la capitale, le Prêt vert bruxellois. Des primes régionales peuvent aussi venir soulager la facture.

Contracter une épargne à long terme

Si de nouveaux projets immobiliers ne vous tentent pas, une solution est d’améliorer votre future retraite. Il s’agit de compléter votre pension légale (1er pilier) et votre éventuelle pension professionnelle (2ème pilier) par un instrument appelé «épargne à long terme» (3ème pilier). Cette épargne consiste en un contrat d’assurance-vie, soit de la branche 21 (capital et rendement garantis), soit de la branche 23 (pas de garanties mais un rendement potentiellement plus élevé). L’État fédéral accorde un avantage fiscal de 30% sur les versements chaque année. Le montant déductible varie en fonction de vos revenus professionnels nets avec un maximum fixé à 2.350 euros (chiffre valable pour 2019 et inchangé pour 2020). En général, cet avantage fiscal ne peut pas être partagé avec celui pour un crédit hypothécaire. Mais comme vous n’avez plus de tel crédit, le feu est vert.

Envisager d’autres solutions

En fonction de votre situation et de vos préférences, d’autres solutions existent. Comme par exemple, constituer un portefeuille d’investissement adapté à votre profil. Chez Beobank, des produits existent, quel que soit votre choix.