«Une surprise complète»: les syndicats réagissent au départ de la CEO de Brussels Airlines

«Une surprise complète»: les syndicats réagissent au départ de la CEO de Brussels Airlines
Sylvain Piraux

Une « surprise complète » : c’est par ces mots que les représentants syndicaux de Brussels Airlines commentent le prochain départ de la CEO de la compagnie, Christina Foerster. « C’est par un mail interne que nous en avons été informés, mais aucunement par la voie des organes prévus à cet effet », s’étonne Anita Van Hoof, au nom du Setca. « Cela témoigne assurément d’une certaine précipitation. »

Un sentiment qui prévaut d’autant plus que la communication officielle de la compagnie reste pour l’instant lacunaire. « C’est en parfaite intelligence avec Lufthansa (la maison-mère allemande de Brussels Airlines, NDLR) qu’a été prise la décision de promouvoir Christina Foerster au Comité exécutif de la compagnie », déclare Etienne Davignon, co-président du conseil d’administration. « Je suis persuadé que cette nomination renforcera encore les liens et les synergies entre les deux compagnies. »

Une déclaration pour le moins mise en doute par Didier Lebbe, au nom de la CNE. « Ce n’est pas très glorieux pour Brussels Airlines de constater que son CEO renonce à son poste pour une fonction commerciale dans le groupe », estime-t-il – Christina Foerster prendra la tête du segment « Customer&Corporate » au sein de Lufthansa. « Cela crée surtout un sentiment de malaise alors que le plan de restructuration « Reboot » est en cours de négociation. » Un plan qui, pour rappel, impose à la compagnie belge de réduire ses coûts et de renforcer sa rentabilité, les conséquences sociales concrètes pour les 4.200 travailleurs en étant encore inconnues.

L’annonce du départ étant actée, se pose cette question légitime : qui remplacera Christina Foerster ? Selon Brussels Airlines, « il existe un plan de succession » qui « permettra au conseil de désigner rapidement le nouveau CEO. »

Pour Anita Van Hoof, il ne s’agit là que de gagner du temps. « Il y a une semaine à peine, lors de rencontres sur l’avenir de la compagnie, aucun signe en ce sens n’avait été suggéré. L’annonce de ce départ prend tout le monde de court. »

 
 
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