Comment faire pour gonfler sa pension de 500 euros ?

Comment faire pour gonfler sa pension de 500 euros ?

La pension légale n’est guère élevée en Belgique. Chez nous, un travailleur touchera lors de sa pension environ 47% de son ancien salaire brut ou 66% de son ancien salaire net, selon l’OCDE (1). Pour avoir une idée de vos futures allocations, le site mypension.be peut donner une simulation. De manière générale, la pension moyenne d’un salarié -toutes carrières confondues- était en 2018 de 1.281 euros bruts par mois, selon le Service fédéral des pensions (2). Celle d’un indépendant de 751 euros. Et celle d’un fonctionnaire de 2.509 euros.

Investissez progressivement

Pour beaucoup, la retraite va ainsi constituer un tournant financier. D’autant que les sources de dépenses, elles, ne manquent pas : voyages, projets mais aussi frais médicaux voire maison de repos. Donc, il est judicieux de prévoir un extra. Comme 500 euros en plus par mois. Quel capital faut-il atteindre pour cet objectif ? Pour le déterminer, utilisons deux statistiques. D’abord, l’âge effectif du départ à la pension. En 2017, il était de 61 ans en moyenne en Belgique, selon l’OCDE (3). Ensuite, l’espérance de vie. En 2018, elle était de 81 ans en moyenne dans le pays, selon Statbel (4). Différence entre les deux : 20 ans ou 240 mois. En rapportant ces 240 mois à ce supplément de 500 euros, cela donne 120.000 euros. Comment réunir une telle somme ? Le conseil général est d’épargner en s’y prenant le plus tôt possible. Le mieux est d’agir à son propre rythme, en mettant de l’argent de côté régulièrement. Ensuite, il faut choisir les bons instruments de placement. Le premier peut être l’immobilier. Devenir propriétaire est en effet un gage de sécurité plus tard. Cela évite de devoir payer un loyer avec sa pension. Le but est ici de rassembler un apport suffisant pour solliciter un crédit hypothécaire. Les taux sont toujours très bas. De plus, des soutiens fiscaux -maintenant opérés par les Régions- existent.

Utilisez les épargnes défiscalisées

En second lieu, essayez de vous assurer une pension professionnelle (2ème pilier). Beaucoup des salariés bénéficient d’une assurance-groupe ou d’un fonds de pension d’entreprise. Dans ces deux cas, l’employeur contribue à votre réserve. Les salariés qui n’ont pas le soutien de leur société peuvent se la constituer eux-mêmes avec un avantage fiscal de l’État. C’est la PLCS. Une formule semblable existe depuis plusieurs années pour les indépendants : la PLCI. Cumulé à cela, tout contribuable peut aussi se constituer une épargne individuelle avec un avantage fiscal (3ème pilier). C’est ce qu’on appelle l’épargne-pension et l’épargne à long terme. Les primes versées sont déductibles à 30% (ou 25% si vous optez pour le plafond plus élevé) mais sont toutefois plafonnées. En général, elles aboutissent dans une assurance-vie. Beobank a développé différentes offres à ce propos : https://www.beobank.be/fr/particulier/epargner-investir/pension.  Enfin, il vous reste l’épargne non subventionnée (4ème pilier). Ici, vous avez le choix des placements : actions, obligations, fonds d’investissement, fonds de fonds, produits structurés, etc. Le tout est de prendre les bons outils en fonction de votre profil de risque. Même lorsqu’on est jeune et que ses capacités d’épargne sont encore réduites. Des formules existent à partir de 50€ par mois. Une possibilité à ne pas négliger. Ici aussi, les experts de Beobank peuvent vous conseiller.

(1) https://data.oecd.org/fr/pension/taux-de-remplacement-nets-des-pensions
(2) voir l’e-mail envoyé par le Service fédéral des pensions.
(3) https://www.oecd.org/fr/els/emp/age-effectif-moyen-de-retraite
(4) https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/mortalite-et-esperance-de-vie/tables-de-mortalite-et-esperance-de-vie