«It must be heaven», drôle et dramatique: nos critiques des sorties cinéma

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It must be heaven
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« It must be heaven ».

It must be heaven (Elie Suleiman)

Une comédie de l’absurde qui explore avec poésie, humour et sens du burlesque l’identité, la nationalité, l’appartenance. C’est savoureusement drôle, intrinsèquement dramatique et porteur de sens.

Atlantique (Mati Diop)

Un film tour à tour social, romantique, thriller fantastique. C’est ambitieux mais maladroit, avec cette envie de bien faire un peu trop appuyée qui alourdit la mise en scène. Derrière les fragilités et les références, il y a toutefois de bonnes intentions et des promesses de cinéma.

Le meilleur reste à venir (Matthieu Delaporte & Alexandre De La Patelière)

Si l’idée semble belle et aurait pu donner lieu à un ensemble de blagues certes faciles mais amusantes, Le meilleur reste à venir aligne malheureusement les clichés et les blagues parfois limite. Les ficelles de cette comédie facile et « légère » sont grosses comme une maison et on a plutôt tendance à se tenir la tête qu’à éclater de rire. L’ensemble souffre de sa longueur, les conclusions sont mielleuses à souhait. Bref, pas exactement la comédie de l’année.

Brooklyn affairs (Edward Norton)

Une variation autour du pouvoir qui souffre parfois de ses longueurs et d’une évolution plutôt conventionnelle. Mais le film est servi par un formidable casting et le spectateur se laissera prendre à l’enquête menée par Lionel Essrog.

Piranhas (Claudio Giovannesi)

Un film immersif qui plonge le spectateur au cœur de la réalité napolitaine, à la fois saisissante et glaçante. Son atout principal ? Un casting bluffant de jeunes acteurs non professionnels.

La famille Addams (Greg Tiernan & Conrad Vernon)

Reconnaissons un « mérite » à cette nouvelle version : sa fidélité graphique au matériau de base. Pour le reste, on sent bien le parti pris du minimalisme, histoire de restreindre les coûts de production : décors peu élaborés, humour souvent passe-partout et, c’est dommage, une animation basique de chez basique.

The aeronauts (Tom Harper)

On devrait être submergé par l’émotion devant tant de beauté, de silence. Mais les acteurs, figés dans leur rôle, laissent peu passer de l’incroyable aventure qu’ils sont en train de vivre. La vie dans la nacelle semble factice alors que le tournage a été conçu pour être au plus près du réel.

Can you keep a secret ? (Elise Duran)

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