Jean-Claude Juncker passe le flambeau à Ursula von der Leyen: «Partir, c’est mourir un peu»

Jean-Claude Juncker passe le flambeau à Ursula von der Leyen: «Partir, c’est mourir un peu»
AFP

La passation de pouvoir officielle entre le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker et l’Allemande Ursula von der Leyen, qui lui succède à la présidence de la Commission européenne, a eu lieu mardi en fin de matinée à Bruxelles, avec remise de la clochette présidentielle et dévoilement du portrait du Luxembourgeois dans la galerie des présidents de Commission.

« Partir, c’est mourir un peu », a admis très simplement un Jean-Claude Juncker volontairement blagueur, semblant fatigué. Il a remercié ses équipes pour leur « loyauté invraisemblable » tout en louant les qualités de l’ancienne ministre allemande, qui devient la première femme à présider la Commission. « Je pense pouvoir dire que vous avez de la chance d’avoir Ursula von der Leyen comme présidente de la Commission. Elle fera tout ce qu’elle pourra faire, et elle sait faire beaucoup de choses, pour servir l’Europe ».

L’ancien Premier ministre du Luxembourg, qui aura 65 ans dans quelques jours (le 9 décembre), n’a pas manqué de ponctuer le passage de flambeau de traits d’humour. « Je te donne une cloche qui ne sert strictement à rien », a-t-il lancé à Ursula von der Leyen après avoir fait tinter la clochette dorée. « On m’a remis cette cloche au début de mon mandat. L’idée initiale était de faire sonner la cloche quand une intervention prenait plus que trois minutes… Toutes les interventions prenaient toujours plus de trois minutes ! »

La Commission d’Ursula von der Leyen, qui compte 27 membres (pas de commissaire britannique) pour une UE encore temporairement à 28, est entrée en fonction dimanche. Le Belge Didier Reynders y fait son entrée à un poste européen, celui de commissaire en charge de la Justice.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les arrestations ne sont pas indicatrices du nombre de migrants en transit
: certains migrants ont pu être interpellés dix fois sur l’année, d’autres jamais.

    Le nombre d’arrestation de migrants en transit en hausse de 37% en 2018

  2. Applaudi par ses ministres et les députés de la majorité, Charles Michel quitte la Chambre, son porte-documents à la main. C’était le 18 décembre 2018. © Belga.

    Il y a un an, Charles Michel remettait sa démission au Roi

  3. Pour les signataires, il faut que tout le monde, à tout âge, bénéficie d’une Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evras) neutre et complète pour leur permettre de vivre une sexualité responsable. © Thomas Van Ass.

    Avortement: 1.500 professionnels de la santé soutiennent la réforme

La chronique
  • Champagne ou Kidibul?

    Chez Elio D., on se frotte les mains. Le fils prodige a jeté l’éponge. C’est pas demain la veille qu’on effacera des tablettes le joli nom du dernier premier ministre socialiste wallon. Le dernier et peut-être l’ultime comme le lui a promis Père Noël – dont les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    Chez Paul M., on débouche aussi le Kidibul. Pendant un mois de mission royale, le fiston a prouvé, à défaut de mettre sur pied un gouvernement, qu’il était désormais le seul chef rouge et même qu’il occupait tout l’espace francophone.

    Rue de Naples, avec l’arrivée du fils prodigue, on se prépare à tuer le veau gras. Grâce à lui, les Bleus ont retrouvé leurs couleurs. Président, informateur, tout s’emballe. Dans la foulée, il a déjà promis au roi de glisser sous son sapin, un gouvernement pesé, emballé (cadeau) et ficelé. Georges L.B. en sera à la fois le Premier, comme son papa Charles M., et le vice-Premier et ministre des Affaires étrangères, comme son oncle Didier....

    Lire la suite

  • Allez, allez, une seule issue: oser le schwung!

    On ne peut pas dire que les planètes sont bien alignées pour la petite Belgique. Cela fait un an que nous sommes sans gouvernement, six mois qu’on a voté, avec deux nouveaux informateurs qui tentent de trouver une sortie de crise – le Graal, on n’y croit plus – et le sondage que nous publiions ce week-end donnait pour la première fois de notre histoire une domination des partis nationalistes séparatistes dans le groupe linguistique néerlandophone qui pèse désormais près du tiers du Parlement fédéral.

    ...

    Lire la suite