La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme: les comptes de l’Etat belge ne sont pas fiables

La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme: les comptes de l’Etat belge ne sont pas fiables

La Cour des comptes a tiré mardi la sonnette d’alarme devant la qualité des comptes publics de la Belgique. Dans l’état actuel des choses, elle serait contrainte d’émettre une certification négative, voire de s’abstenir, a averti son premier président, Philippe Roland.

« La qualité des comptes ne s’améliore pas, au contraire. Si la Cour devait certifier les comptes, et elle devra le faire pour les comptes 2020, elle émettrait une note négative, voire s’abstiendrait », a déclaré M. Roland à l’occasion de la remise de son 176e cahier d’observations à la Chambre. La qualité des comptes s’était progressivement améliorée jusqu’en 2016 et, depuis lors, elle se détériore à nouveau.

« Ainsi, la première version des comptes annuels 2018 présentait des erreurs grossières qui auraient pu être détectées par un contrôle de première ligne et une vérification analytique limitée », souligne la Cour. Et d’embrayer : « la deuxième version de ces comptes ne donne toujours pas une image fidèle de la situation financière et patrimoniale de l’administration générale. Pour certaines rubriques, de nombreuses opérations ne sont pas enregistrées dans les comptes ou le sont de manière incorrecte ».

L’origine du problème ?

Quelques exemples sont avancés, dont la perception de 6 milliards d’euros de TVA qui n’ont pas été comptabilisés comme recette. Idem pour 11 milliards d’euros de TVA non recouvrables qui n’ont pas été inscrits dans la comptabilité.

L’origine du problème se trouve dans la transition d’une méthode comptable vers une autre « mais il s’agit de montants tellement importants que cela entache l’image générale des comptes », a fait remarquer M. Roland.

Cette mauvaise qualité s’explique aussi par le manque de pilotage du Comptable fédéral, service public chargé du soutien aux autres services publics dans l’établissement de leurs comptes.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les arrestations ne sont pas indicatrices du nombre de migrants en transit
: certains migrants ont pu être interpellés dix fois sur l’année, d’autres jamais.

    Le nombre d’arrestation de migrants en transit en hausse de 37% en 2018

  2. Applaudi par ses ministres et les députés de la majorité, Charles Michel quitte la Chambre, son porte-documents à la main. C’était le 18 décembre 2018. © Belga.

    Il y a un an, Charles Michel remettait sa démission au Roi

  3. Pour les signataires, il faut que tout le monde, à tout âge, bénéficie d’une Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evras) neutre et complète pour leur permettre de vivre une sexualité responsable. © Thomas Van Ass.

    Avortement: 1.500 professionnels de la santé soutiennent la réforme

La chronique
  • Champagne ou Kidibul?

    Chez Elio D., on se frotte les mains. Le fils prodige a jeté l’éponge. C’est pas demain la veille qu’on effacera des tablettes le joli nom du dernier premier ministre socialiste wallon. Le dernier et peut-être l’ultime comme le lui a promis Père Noël – dont les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

    Chez Paul M., on débouche aussi le Kidibul. Pendant un mois de mission royale, le fiston a prouvé, à défaut de mettre sur pied un gouvernement, qu’il était désormais le seul chef rouge et même qu’il occupait tout l’espace francophone.

    Rue de Naples, avec l’arrivée du fils prodigue, on se prépare à tuer le veau gras. Grâce à lui, les Bleus ont retrouvé leurs couleurs. Président, informateur, tout s’emballe. Dans la foulée, il a déjà promis au roi de glisser sous son sapin, un gouvernement pesé, emballé (cadeau) et ficelé. Georges L.B. en sera à la fois le Premier, comme son papa Charles M., et le vice-Premier et ministre des Affaires étrangères, comme son oncle Didier....

    Lire la suite

  • Allez, allez, une seule issue: oser le schwung!

    On ne peut pas dire que les planètes sont bien alignées pour la petite Belgique. Cela fait un an que nous sommes sans gouvernement, six mois qu’on a voté, avec deux nouveaux informateurs qui tentent de trouver une sortie de crise – le Graal, on n’y croit plus – et le sondage que nous publiions ce week-end donnait pour la première fois de notre histoire une domination des partis nationalistes séparatistes dans le groupe linguistique néerlandophone qui pèse désormais près du tiers du Parlement fédéral.

    ...

    Lire la suite