Après The Economist, les Elkann-Agnelli achètent La Stampa et La Repubblica

La holding des Elkann-Agnelli --qui ont fait fortune dans l'automobile avec les constructeurs Fiat Chrysler et Ferrari-- va racheter les 43,78% de Gedi détenus actuellement par la famille Benedetti, ont annoncé les deux parties dans un communiqué commun lundi soir. Ceci portera à quelque 50% sa participation dans Gedi, premier éditeur de quotidiens en Italie.

La cession se fera pour un montant de 102,4 millions d'euros, avec une transaction effective dans la première partie de 2020.

A l'issue de cette opération, le holding familial Exor lancera, via une nouvelle société, une OPA (offre publique d'achat) sur les actions Gedi qu'il ne détient pas encore.

"Avec cette opération, nous nous engageons dans un projet entrepreneurial rigoureux, pour accompagner Gedi à affronter les défis du futur", a indiqué le PDG d'Exor, John Elkann, cité dans le communiqué.

"Exor assurera la stabilité nécessaire pour accélérer les transformations sur le plan technologique et organisationnel", a-t-il ajouté, en se disant "convaincu que le journalisme de qualité a un grand futur s'il sait conjuguer professionnalisme et indépendance avec les exigences des lecteurs".

Depuis 2015, Exor contrôle déjà à 43,4% le groupe de presse britannique The Economist. Outre La Stampa et La Repubblica, Gedi possède 13 publications locales, comme la Gazzetta di Mantova, l'hebdomadaire "L'Espresso" ou encore des radios comme Radio DeeJay.

En dehors des médias, Exor est actionnaire à hauteur de 28,98% de Fiat Chrysler, de 22,91% de Ferrari, de 26,89% de CNH Industrial et à 63,77% du club de football Juventus Turin.

John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, a piloté récemment le projet de mariage entre Fiat Chrysler (FCA) et PSA (Peugeot Citroen) qui devrait se concrétiser, sauf suprise, dans les prochaines semaines.

La famille Benedetti, qui s'est déchirée ces derniers mois autour de Gedi, a finalement décidé de se désengager du groupe d'édition, dont elle était actionnaire de contrôle depuis près de 30 ans.

Le groupe d'édition Gedi est en difficulté. Il a enregistré pour la première fois en 2017 une perte nette de 116,6 millions d'euros, suivie en 2018 d'une perte de 32,2 millions.

 
 
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