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Coalition fédérale: le CD&V reste sur ses positions après une nouvelle rencontre avec Paul Magnette

« Pour la stabilité du pays, il est important d’avoir une majorité côté flamand », a répété Koen Geens sur les ondes de la VRT radio.

Temps de lecture: 2 min

Le CD&V n’en démord pas : la N-VA doit recevoir sa chance dans le processus de formation d’un gouvernement fédéral, a confirmé vendredi le négociateur des chrétiens-démocrates flamands, Koen Geens, sur les ondes de la VRT radio (« De Ochtend »). Le vice-Premier ministre CD&V du gouvernement d’affaires courantes s’est entretenu jeudi soir encore avec l’informateur royal et président du PS Paul Magnette. Ce dernier pousse actuellement l’option d’un gouvernement arc-en-ciel associant les familles socialiste, libérale et écologiste, à l’exclusion de la N-VA mais avec le soutien potentiel du CDH et/ou du CD&V.

Or selon M. Geens, le CD&V ne peut pas prendre un tel virage à l’heure actuelle. « Pour la stabilité du pays, il est important d’avoir une majorité côté flamand », répète-t-il, alors qu’une coalition arc-en-ciel serait largement minoritaire dans le groupe linguistique néerlandophone. Il réclame que la N-VA reçoive sa chance dans le processus de formation. Le parti nationaliste flamand avait déjà été sollicité par le roi Philippe lors de la mission d’information menée en duo par Geert Bourgeois (N-VA) et Rudy Demotte (PS), qui s’était soldée par un échec.

Plusieurs inquiétudes

Le CD&V dit éprouver des difficultés tant concernant le contenu de la note de l’informateur que sur la manière dont les pourparlers sont menés. Avant la rencontre de jeudi soir entre M. Magnette et le CD&V, la dernière remontait au 15 novembre. « Nous ne nous sommes jamais assis avec plusieurs partis autour de la table. Je suis toujours dépendant de ce que les autres disent des autres », se plaint d’ailleurs M. Geens.

Autre grief : la liberté laissée au Parlement pour avancer sur les dossiers éthiques ne convient pas au parti, qui préférerait que les décisions restent à l’initiative du gouvernement. Le CD&V se dit aussi inquiet sur les aspects budgétaires.

Le CD&V se sent « un peu pris de vitesse, à un moment crucial pour notre parti » qui doit désigner ce vendredi soir son nouveau président. Le vainqueur, quoi qu’il en soit, confirmera le point de vue exprimé par M. Geens, assure ce dernier. Car c’est ce qu’a convenu jeudi soir la direction du parti avec les deux candidats restant en lice, Sammy Mahdi et Joachim Coens.

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18 Commentaires

  • Posté par Legat Henri, vendredi 6 décembre 2019, 22:18

    Koen Geens devrait quitter le CD&V et rejoindre la NVA qui est beaucoup plus dans sa sensibilité.

  • Posté par Deckers Björn, samedi 7 décembre 2019, 20:46

    Mais il y est déjà. A l'évidence, le CD&V n'est plus rien d'autres que la catin de la NVA!

  • Posté par Wilkin Christophe, vendredi 6 décembre 2019, 21:13

    "La liberté laissée au Parlement pour avancer sur les dossiers éthiques ne convient pas au parti, qui préférerait que les décisions restent à l’initiative du gouvernement." On rêve ? Le parlement représente la population, toute la population. Le gouvernement n'est qu'un montage où une partie de la population n'est pas représentée, est qui est supposé mettre en œuvre les décisions du parlement. Et ces messieurs et dames du parti Chrétien et Démocrate (!) trouvent que les choix sur les questions éthiques ne devraient pas être prises par la population?? Cynisme ou décadence avouée d'un parti qui renie par là le sens même de la démocratie et contribue à saborder un peu plus le sens du mot chrétien ?

  • Posté par Jehin André, vendredi 6 décembre 2019, 17:28

    Il y a déjà 20 ans que la Belgique aurait du devenir un pays confédérale. Nous n'aurions pas tout ces problèmes avec nos petits politiciens. Il est loin le temps ou nous avions de grands politiciens capables d'êtres au dessus de la mêlée et sachant mettre l'intérêt du pays et des citoyens en avant.

  • Posté par Jehin André, vendredi 6 décembre 2019, 17:25

    Il est grand temps de trouver de politiciens responsables et non des tacticiens. L'irresponsabilité c'est de ne pas faire le nécessaire pour trouver un gouvernement qui réponde au besoin et au vrais attentes des citoyens. Cela devient minable et une bonne gifle serait de retourner aux élections. Ce serait peut être la solution pour que les partis prennent enfin leurs responsabilités sans toujours jouer la tcatique.

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