Brexit: un utlime duel prudent entre Johnson et Corbyn

Brexit: un utlime duel prudent entre Johnson et Corbyn
AFP

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son rival travailliste Jeremy Corbyn se sont affrontés vendredi soir lors d’un duel sans surprise, chacun martelant ses arguments sur le Brexit à six jours avant les législatives.

Pendant un peu plus d’une heure, chacun a semblé jouer sa participation sans prendre de risque. Le leader conservateur, dont le parti bénéficie d’une dizaine de points d’avance dans les sondages, a une nouvelle fois joué la carte de l’accord de sortie de l’Union européenne qu’il a négocié avec Bruxelles.

Espérant décrocher la majorité nette qui lui a fait défaut jusqu’alors, Boris Johnson espère faire adopter son accord de Brexit «avant Noël» et mettre en oeuvre son programme «d’investissements massifs». Il promet que le Brexit, déjà reporté trois fois, aura bien lieu au 31 janvier.

Dans un pays très divisé au sujet du Brexit, Jeremy Corbyn a défendu sa proposition d’organiser dans les six mois un référendum pour que les Britanniques choisissent entre un nouvel accord de sortie de l’UE et le maintien dans l’Union européenne. Mais lors de ce nouveau référendum, Jeremy Corbyn resterait neutre, ce qui lui vaut les railleries incessantes de Boris Johnson.

«Comment pouvez-vous obtenir un accord de Bruxelles pour le Brexit, si vous n’y croyez pas? C’est un mystère que je n’arrive pas à comprendre», a-t-il lancé.

Menant une campagne très à gauche, le leader travailliste de 70 ans Jeremy Corbyn a attaqué Boris Johnson en affirmant qu’il faudrait «sept ans» pour négocier avec les Etats-Unis l’accord de libre échange que promet le leader conservateur, au prix de suppressions d’emploi «à grande échelle». Il promet nationalisations et investissements dans les services publics, pour tourner la page d’une décennie d’austérité sous les conservateurs.

>Royaume-Uni: l’opposition travailliste pointe les «mensonges» de Boris Johnson sur le Brexit

A l’issue de ce débat, qui s’est tenu devant une centaine de personnes représentatives du corps électoral britannique, un sondage Yougov a donné Boris Johnson vainqueur à 52%, contre 48% à Jeremy Corbyn. Mais ce dernier est apparu plus digne de confiance auprès des sondés.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Sur la chaussée de Haecht, épicentre de la communauté belgo-turque de Bruxelles, on affiche aux les couleurs du drapeau.

    Saint-Josse: en «petite Anatolie», la déloyauté à Ankara reste un risque à prendre

  2. Le port du masque est désormais obligatoire pour chaque activité extérieure - ici, un vendeur de poissons et de tortues à Wuhan.

    Coronavirus: «On doit être vigilants, mais pas inquiets»

  3. «
Entre les peshmergas (photo) et l’armée irakienne, l’Etat islamique. Qui est en train de se réorganiser.
»

    Tels des ours sauvages dans les tanières de l’Etat islamique en Irak

La chronique
  • Pourquoi {une tête}, mais {un tête-à-tête}?

    Il est des questions de langue que des francophones natifs ne se posent guère, mais sur lesquelles des apprenants buttent. Dont celle-ci qui, je l’avoue, ne m’était jamais venue à l’esprit : pourquoi le composé tête-à-tête est-il un nom masculin, alors que tête est du genre féminin ? La pertinence de ce rapprochement saute aux yeux, mais est-ce une bonne manière d’aborder le problème ? Comment se détermine le genre des composés ? Vaste question, à traiter sans trop de prise de tête.

    Un bracelet-montre, mais une montre-bracelet

    Comme le précise Le bon usage (2026, § 178), une distinction est à faire entre deux types de composés. Il y a ceux dont le noyau est interne au composé lui-même : oiseau-mouche, un oiseau (noyau) qui, par sa taille, évoque une mouche ; voiture-bélier, une voiture (noyau) utilisée comme bélier ; wagon-restaurant, un wagon (noyau) aménagé pour servir de restaurant. La relation entre les...

    Lire la suite

  • Fume, c’est du belge…

    Avec sa profession de foi unitariste, Georges-Louis Bouchez vient de rendre un double service au Roi : le tout nouveau président du MR sert en effet d’un côté le core business royal en prônant un retour inespéré à la bonne vieille Belgique unitaire et, de l’autre, il donne au souverain une bonne raison de remercier deux informateurs qui pourraient revenir bredouilles au Palais. L’informateur royal vient en effet de s’égarer dans les pages du magazine Wilfried car un informateur, ça ne cause pas, ça négocie. Le jeune homme l’a...

    Lire la suite