A la moitié de la COP25, tout reste à faire

A la moitié de la COP25, tout reste à faire
EPA

Mise en œuvre de l’article 6 de l’accord de Paris sur les marchés carbone, révision du mécanisme de Varsovie sur les pertes et préjudices liés aux changements climatiques, règles de transparence accrue, renforcement des ambitions, financements… tout ou presque reste encore à faire alors que la conférence de l’Onu sur le climat (COP25) entame sa seconde semaine à Madrid.

La lenteur des palabres entre les près de 200 États parties à l’accord de Paris contraste avec l’impatience de la rue. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, jeunes en tête, ont encore manifesté à Madrid vendredi et plusieurs milliers à Bruxelles dimanche, pour exhorter les responsables politiques à agir sans délai pour le climat. Ces derniers mois, des milliers de jeunes en Belgique et partout dans le monde, sont descendus dans la rue pour demander que l’on n’hypothèque pas leur avenir.

La lenteur des discussions contraste aussi avec l’urgence et la gravité de la situation. Les émissions mondiales de CO2 ont en effet continué à augmenter en 2019 (de +0,6 %, selon le « Global Carbon project ») repoussant encore, de minimum un an, le « pic d’émissions » pourtant nécessaire à la réalisation de l’objectif principal de l’accord de Paris : limiter le réchauffement mondial bien en-deça de 2ºC et si possible à 1,5ºC.

Et selon l’organisation météorologique mondiale, 2019 figurera parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850 et clôturera la décennie la plus chaude jamais recensée.

 
 
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