Scandale de dopage: l’USADA juge la sanction de l’AMA contre la Russie insuffisante

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«  Permettre à la Russie d’échapper à une interdiction complète est un autre coup dur pour les athlètes, l’intégrité du sport et la primauté du droit. » L’agence américaine antidopage (USADA) n’a pas ménagé ses effets pour donner son opinion dans un communiqué de son CEO Travis T. Tytgart sur la sanction décidée lundi par l’agence mondiale antidopage (AMA) à l’égard de la Russie.

« L’AMA a promis au monde entier en 2018 que si la Russie ne respectait pas une fois de plus ses engagements, elle appliquerait la sanction la plus sévère autorisée par les règlements. Pourtant, nous y revoilà ; l’AMA dit une chose et fait quelque chose de complètement différent. Il ne fait aucun doute que la Russie a commis le niveau de corruption le plus intentionnel, le plus profond et le plus large du monde du sport, qui a fait passer l’argent avant la morale, la santé et la corruption avant les valeurs olympiques et tous les rêves des athlètes », ajoute l’USADA qui espère que le Tribunal arbitral du sport, qui pourrait s’exprimer en appel, va se montrer plus sévère.

« Ne pas céder à la pression »

« Bien sûr, on peut espérer que le TAS aura l’indépendance et le courage de servir la justice et de corriger ces torts et les échecs des dirigeants sportifs en mettant en place une sanction proportionnelle et significative qui correspond aux crimes. Espérons que le TAS fera ce qu’il faut et qu’elle ne cèdera pas à la pression russe qui a si clairement infiltré le processus décisionnel du CIO et de l’AMA au détriment des droits des athlètes en Russie et à l’étranger, du public, des sponsors et de tous ceux qui croient aux valeurs olympiques ».

Les Russes ne participeront donc pas aux Jeux Olympiques d’été de Tokyo en 2020, aux JO d’hiver de Pékin en 2022 et à la Coupe du monde de football 2022.

Cette sanction a été prise à la suite du comportement de la Russie à l’égard des règles antidopage. Depuis maintenant cinq ans, la Russie est au centre du plus vaste scandale de dopage de l’histoire du sport. Corruption, disparition des contrôles positifs par l’agence antidopage russe (RUSADA) en personne et échantillons trafiqués lors des JO d’hiver de Sotchi en 2014 ont obligé l’AMA à suspendre le centre antidopage de Moscou en novembre 2015.

 
 
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