Georges-Louis Bouchez reçu chez le Roi: «Il faut toujours être optimiste» (vidéo)

Georges-Louis Bouchez reçu chez le Roi: «Il faut toujours être optimiste» (vidéo)

L’informateur Paul Magnette (PS) a demandé au Roi à être déchargé de sa mission. Le chef de l’Etat tient sa décision en suspens et a entamé sa série d’audiences avec celles des présidents des partis libéraux francophone et flamand, Georges-Louis Bouchez et Gwendolyn Rutten.

Après sa rencontre avec le roi Philippe, Georges-Louis Bouchez a confié au micro des journalistes « qu’il faut toujours passer une bonne soirée et toujours rester optimiste quoi qu’il arrive ». Le nouveau président du MR a reconnu aussi qu’il avait passé « semaine impressionnante depuis vendredi dernier ».

Le Roi a ensuite reçu Gwendolyn Rutten, la présidente de l’Open VLD.

Magnette demande à être déchargé de sa mission

Le président du PS avait reçu une mission d’information le 5 novembre, après l’échec de la préformation menée par Rudy Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA). La veille, sur les plateaux de télévision, il avait exprimé l’impossibilité pour son parti de s’allier aux nationalistes, invoquant notamment leurs revendications institutionnelles.

Pour la première fois depuis les élections, un président de parti se voyait ainsi confier une mission royale. M. Magnette a rapidement ouvert le jeu: là où les informateurs Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) avaient restreint leur travail à six formations - les socialistes, les libéraux, la N-VA et le CD&V, soit la coalition dite bourguignonne - M. Magnette a inclus dans ses consultations non seulement les partis précités mais également les écologistes, le CDH et DéFI.

L’informateur a également opéré un changement de méthode: il a éprouvé les convergences possibles entre les partis sur une série limitée de thèmes avant de parler de coalition.

Un arc-en-ciel  ?

L’hypothèse d’une coalition arc-en-ciel - soit les familles socialiste, libérale et écologiste - a alors pris davantage corps. L’Open VLD, auquel était proposé un poste de Premier ministre, a semblé prêt à tenter l’aventure de négociations sans la N-VA mais il a fait savoir lundi, après son Bureau politique, que le travail était encore insuffisant.

Ces derniers jours, des critiques se sont fait entendre chez les libéraux flamands mais également dans le monde patronal à propos des notes élaborées par M. Magnette, jugées trop à gauche. L’absence de majorité d’un éventuel arc-en-ciel dans le groupe linguistique flamand est aussi mise en cause car elle risque de faire passer une telle alliance pour une coalition «anti-N-VA».

Le ralliement du CD&V permettrait de réduire l’écart mais pas de le combler. Les chrétiens-démocrates ont répété leur attachement à trouver une majorité du côté flamand et estimé qu’il fallait aussi laisser sa chance à la N-VA dans le processus de formation.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n’exclut pas de recevoir une mission mais il ne s’est guère montré conciliant lundi: il a évoqué une «bouillie arc-en-ciel» dont il faudrait «faire passer le goût avec un solide dentifrice flamand» et estimé qu’il ne faudrait pas reprendre le travail de zéro... mais de «moins 20».

 
 
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