L’assureur Allianz veut supprimer 75 emplois en Belgique dans les trois ans à venir

L’assureur Allianz veut supprimer 75 emplois en Belgique dans les trois ans à venir
Reuters

L’assureur Allianz entend supprimer 75 emplois d’ici trois ans, a confirmé mercredi à l’agence Belga un représentant syndical ACV Puls, d’après une information parue sur le site du journal De Tijd. Vingt-cinq emplois passeront ainsi à la trappe chaque année, ce qui permettra à l’entreprise de contourner la loi Renault. La semaine dernière, les syndicats menaient pourtant des actions afin de dénoncer le manque structurel de personnel dans certains services. Les représentants du personnel lancent un appel à la direction et se réuniront pour déterminer de futures actions si nécessaire.

Depuis plus d’un an, les syndicats pointent de lourds dysfonctionnements au sein de l’assureur Allianz Benelux. Un retard accumulé dans certains services met en péril la qualité du service offert aux particuliers et aux courtiers, selon eux. En début de semaine, au cours d’un conseil d’entreprise, Allianz a cependant annoncé des coupes dans le personnel pour les trois prochaines années. La société emploie un millier de personnes en Belgique et compte supprimer 75 postes.

« On en tombe de notre chaise »

« On en tombe de notre chaise », s’est exclamé Ben Bellekens, représentant du syndicat chrétien. « La direction licencie de manière arbitraire, sans consultation préalable. Une enquête de satisfaction avait déjà montré que la confiance des employés en la direction a chuté de 22 %. L’entreprise est devenue ingouvernable. On ne sait pas comment cela va se finir. »

Le syndicaliste souligne toutefois la main tendue à la direction afin de développer côte à côte une vision de l’entreprise et dissiper le malaise. « Nous ne connaissons pas les intentions des dirigeants. L’entreprise semble ne plus rien offrir à ses clients et à ses employés. À l’échelle mondiale, Allianz s’en sort pourtant bien et paie de gros dividendes aux actionnaires. C’est comme si elle était devenue une simple machine à fric. »

Si la direction ne répond pas à l’appel des syndicats, ceux-ci se réuniront pour fixer de prochaines actions. « Le temps presse », concluent-ils.

 
 
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