Grève générale en France: deux syndicats, qui soutenaient la réforme, basculent dans la mobilisation

Le discours d’Edouard Philippe n’a pas convaincu.
Le discours d’Edouard Philippe n’a pas convaincu. - EPA

Le discours d’Edouard Philippe, et notamment la perspective de l’instauration d’un « âge d’équilibre » à 64 ans en 2027, a suscité l’unanimité des syndicats contre lui, y compris des partisans de la retraite universelle à points comme la CFDT et la CFTC qui appellent désormais à rejoindre la mobilisation le 17 décembre.

« Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, c’était le fait de ne pas mélanger la nécessité d’une réforme systémique (…) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie », a réagi Laurent Berger, très courroucé à l’issue de l’allocution du Premier ministre.

À l’issue d’un bureau national, le premier syndicat français a appelé dans la soirée « l’ensemble des travailleurs à se mobiliser le 17 décembre », date prévue par les opposants à la réforme pour la prochaine mobilisation. La CFDT exige que le gouvernement « renonce à toute mesure d’âge et rouvre les discussions pour un système de retraite universel réellement juste ».

« Déception »

Autre partisane du système universel, la CFTC a aussi appelé à rejoindre la mobilisation du 17 décembre, refusant « l’âge pivot tel qu’annoncé par le Premier ministre avant même la mise en place de la future gouvernance » du nouveau régime.

Même « déception » pour le secrétaire général de l’Unsa, Laurent Escure, qui n’était pas non plus opposé au système à points. « On a eu la désagréable surprise, qui est une ligne rouge pour nous, qui est la question de la mesure d’âge », a-t-il déclaré.

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