Affaire Nethys: climat tendu à la séance publique du conseil d’administration d’Enodia

Affaire Nethys: climat tendu à la séance publique du conseil d’administration d’Enodia
Michel Tonneau

Mercredi avait lieu une séance publique du conseil d’administration d’Enodia (ex-Publifin), au siège social situé rue Louvrex à Liège. À cette occasion, étaient présentés les rapports de gestion de l’exercice 2018. Les citoyens étaient nombreux à avoir fait le déplacement.

Dans la salle, les profils étaient variés puisqu’il y avait des jeunes, comme des pensionnés, des professeurs d’université et même un bourgmestre, mais les sympathisants du parti d’extrême gauche PTB étaient majoritaires. Certains citoyens étaient venus avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des messages tels que «stop aux profiteurs».

Dès le début de la séance, le ton a été donné par la nouvelle présidente Julie Fernandez Fernandez, qui a demandé que l’assemblée se déroule dans le respect et donc que ces messages soient rangés.

Le rachat de Voo au coeur des discussions

Après une présentation complète et chiffrée, le public a pu poser des questions. C’est dans un climat relativement tendu, que le conseil d’administration a été interpellé sur des questions variées. Le rachat de Voo a toutefois occupé une place centrale.

Cette séance publique s’est finalement terminée de façon brutale sur l’intervention de Damien Robert, administrateur PTB au sein d’Enodia. Ce dernier a affirmé, en s’adressant au public, que des négociations étaient menées dans le dossier de la vente de Voo. «Quand on vous dit qu’on ne sait pas si oui ou non, on va le vendre, que rien n’est décidé, effectivement rien n’est décidé, mais l’option elle est clairement là, la volonté aussi. Oui, ils veulent privatiser», a-t-il lancé.

« Une indignation instrumentalisée par certains »

La séance a été levée par la présidente sur cette intervention. Cette fin brutale n’a pas contenté les citoyens, qui se disaient frustrés et estimaient ne pas avoir obtenu les réponses qu’ils espéraient.

Il s’agissait du premier CA public de Julie Fernandez Fernandez, la nouvelle présidente d’Enodia. Cette dernière a dit regretter «la confiscation du débat, qui a été faite par certaines organisations politiques.» «Je pense que le fait qu’on soit dans une indignation, que je comprends et que je considère légitime, est instrumentalisée par certains. Cela empêche à l’information de circuler, ce qui nuit à l’intérêt et l’avenir du groupe et surtout des travailleurs qui en dépendent.»

 
 
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