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La COP25 joue les prolongations, avec des positions toujours opposées

Aucun consensus ne se dégage autour des nouveaux textes.

Temps de lecture: 2 min

Les négociations se poursuivaient samedi à la 25e Conférence de l’ONU sur le climat à Madrid, sans accord en vue, certains craignant une régression au terme de cette COP qui se présentait pourtant comme celle de l’ambition.

« Nous avons fait des heures supplémentaires, nous devons montrer au monde extérieur que nous tenons nos promesses, que le multilatéralisme fonctionne », a insisté la ministre chilienne de l’Environnement Carolina Schmidt, qui préside la COP25. « La solution que nous proposons est équilibrée dans son ensemble », a-t-elle assuré.

Pourtant, aucun consensus ne se dégageait autour des nouveaux textes de négociation présentés samedi matin, en particulier autour des principaux sujets de discussion : ambition en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, financement pour les pays du Sud ou encore règles de fonctionnement des marchés carbone internationaux.

Manque d’ambition

« C’était la COP de l’ambition, nous ne voyons pas l’ambition », a critiqué Carlos Fuller, de Belize au nom du groupe des petits Etats insulaires qui s’est dit « mécontent ».

Environ 200 Etats sont réunis à Madrid pour apporter la dernière touche aux règles d’application de l’Accord de Paris de 2015, qui prévoit de limiter le réchauffement climatique bien en-dessous de 2ºC, voire à 1,5ºC.

Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le mercure pourrait gagner jusqu’à 4 ou 5ºC d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère pré-industrielle, avec son lot de catastrophes.

Les Etats doivent revoir leurs promesses climatiques en 2020. Environ 80 pays se sont engagés à relever leurs engagements, mais ils ne représentent qu’environ 10 % des émissions mondiales.

Pour l’Union européenne, qui vient de s’accorder sur un objectif de neutralité carbone en 2050, « il est impossible de quitter cette COP sans un fort message sur l’ambition (…) c’est une chose que les gens à l’extérieur attendent de nous et nous devons entendre leur appel », a souligné une membre de la délégation.

Pour David Waskow, expert des négociations climatiques au World Resources Institute, « si le texte est accepté en l’état, la coalition de la faible ambition aura gagné ».

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