Formation fédérale: Bart De Wever indique ne plus être en bons termes avec le VLD de Gwendolyn Rutten

Formation fédérale: Bart De Wever indique ne plus être en bons termes avec le VLD de Gwendolyn Rutten

Si un gouvernement arc-en-ciel est formé au niveau fédéral, le président de la N-VA, Bart De Wever, ne veut pas que le gouvernement flamand « explose ». Selon lui, un tel gouvernement rendrait la situation compliquée, car un accord arc-en-ciel serait « complètement en désaccord » avec celui du gouvernement flamand. C’est ce que le président de la N-VA a déclaré ce dimanche dans l’émission De Zevende Dag.

Il a également indiqué ne plus dialoguer avec la présidente d’Open VLD, Gwendolyn Rutten. Et suivre les discussions de l’arc-en-ciel « via les médias ».

Sa réponse à Van Rompuy

L’ancien Premier ministre Herman Van Rompuy (CD&V) a indiqué dans De Zondag que, selon lui, De Wever vise un gouvernement arc-en-ciel, afin qu’il puisse être opposé au gouvernement fédéral et mener une « guérilla » depuis le gouvernement flamand. « C’était la stratégie d’Yves Leterme entre 2004 et 2007, comme s’en souvient Herman Van Rompuy, mais ce n’est certainement pas mon programme », a répondu De Wever, toujours dans l’émission De Zevende Dag.

Il se demande comment les parties peuvent conclure un accord en Flandre et ensuite « de l’autre côté de la rue » défendre pleinement l’opposé dans un gouvernement arc-en-ciel. Il évoque dans cette attaque, l’Open Vld et éventuellement de CD&V. Selon De Wever, le programme de gouvernement de l’ex-informateur Paul Magnette est en contradiction avec l’accord flamand. De plus, l’accord de coalition flamand contient des aspirations qui nécessitent un accord du fédéral, rendu impossible dans un accord arc-en-ciel.

De Wever a également indiqué que lors de la formation du gouvernement flamand, il avait convenu de ne pas abandonner les partenaires de la coalition (Open Vld et CD&V) au niveau fédéral si son parti entrait en scène. On insinuait à l’époque que le PS ne voudrait pas de l’Open VLD dans une coalition marquée à gauche. « C’était une entente. Je ne vous laisserai pas tomber », a répété De Wever. Cet accord n’a pas été évoqué ni du côté du CD&V ni de l’Open VLD. Avec les nouveaux informateurs, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V), une « nouvelle phase » a toutefois débuté, a souligné M. De Wever, qualifiant le travail mené par le duo de pertinent. « Je me sens pris au sérieux », a-t-il affirmé.

M. De Wever a enfin précisé que la position des libéraux francophones ne lui paraissait pas claire, après des propos tenus la veille par le vice-Premier ministre David Clarinval (MR). Ce dernier plaide pour que le PS et la N-VA prennent leurs responsabilités, tout en assurant que si ce n’est pas le cas, « ce sera l’arc-en-ciel avec le CD&V ou de nouvelles élections ».

 
 
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