Boris Johnson exclut un second référendum en Ecosse: les nationalistes refusent d’être «emprisonnés»

Boris Johnson exclut un second référendum en Ecosse: les nationalistes refusent d’être «emprisonnés»
Reuters

L’Ecosse ne peut pas rester pieds et poings liés au Royaume-Uni et doit pouvoir organiser un nouveau référendum sur son indépendance, le pays étant confronté à une sortie de l’Union européenne contre sa volonté », a déclaré dimanche Nicola Sturgeon, la cheffe du Parti national écossais SNP et Première ministre.

Après une victoire haut la main lors des élections législatives britanniques de jeudi, le Premier ministre conservateur Boris Johnson a fait savoir à Nicola Sturgeon qu’il ne permettrait pas un second référendum en Ecosse, arguant que le vote de 2014 contre l’indépendance, remporté à 55 % par les unionistes, comptait pour toute une génération.

Ce à quoi la Première ministre écossaise a répliqué dimanche, lors d’une émission sur la BBC, que les nationalistes écossais du SNP étaient en droit d’organiser un nouveau vote après avoir remporté 48 des 59 sièges pour l’Ecosse à la Chambre des communes (+13 par rapport à 2017). Si l’Ecosse n’était pas autorisée à tenir un autre référendum, il s’agirait d’une « subversion de la démocratie », a affirmé la dirigeante écossaise.

Vers un nouveau référendum ?

« Nous devons nous demander : est-ce que nous, Ecossais, sommes heureux que notre pays soit dirigé par un gouvernement conservateur de droite – peut-être encore pour les 20 prochaines années – ou voulons-nous prendre en main notre propre avenir ? », s’est-elle interrogée. « L’Ecosse ne peut pas rester emprisonnée au sein du Royaume-Uni contre sa volonté », a ajouté la leader du SNP.

Nicola Sturgeon a promis qu’elle reviendrait à la charge dès la semaine prochaine en plaidant pour un transfert des pouvoirs qui permettrait aux Ecossais de décider eux-mêmes s’ils veulent organiser un référendum, ce qui est actuellement laissé au bon vouloir de Londres.

Lors du référendum sur le Brexit en 2016, 62 % des Ecossais ont voté contre tandis que la Grande-Bretagne s’est globalement prononcée à 52 % en faveur du « oui ».

 
 
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