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Et si le PS actait la rupture avec la N-VA pour faciliter l’arc-en-ciel?

Tous les partis semblent penser qu’un gouvernement avec les nationalistes est impossible. Mais il faudra l’officialiser. Le PS pourrait endosser ce rôle.

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Ce vendredi, les nouveaux informateurs royaux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V), feront rapport au Roi. D’ici là, ils tentent de donner une direction définitive à la formation du prochain gouvernement. Et ce week-end, quelques sérieux petits cailloux ont été placés sur le chemin fédéral, vers (espère-t-on) une sortie de la crise.

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22 Commentaires

  • Posté par Coets Jean-jacques, lundi 16 décembre 2019, 22:06

    La NVA a, dans ses statuts, la fin de la Belgique. Mais ils savent que la grande majorité des Belges n'en veut pas ! C'est donc contre-productif, alors il faut proposer un brol qui n'existe pas, qui ne peut pas exister mais qui fleure bon l'académie et la politique de haut vol : la confédéralisme. On y ajoute une grosse propagande insistant sur les deux démocraties, le caractère artificiel de la création de la Belgique, etc. Et voilà une bande de gogos pour qui c'est démocratique, c'est respectable, c'est même honnête... oui... mais... En Grande-Bretagne, il y a combien de démocraties, et en Allemagne, et en Espagne, et aux États-Unis, combien de démocraties...? Et un pays artificiel, c'est pas faux, mais 95 % des pays et des états sont des créations artificielles puisque de la main de l'Homme. Regardez autour de vous : Grande-Bretagne (acte d'union), Allemagne (Bismarck), Italie (Garibaldi avec l'aide des Français et en échange de territoires)... tous sont des pays artificiels unissant des peuples différents, absolument tous... Mais le gogo aime entendre ce qu'il a envie d'entendre et Bdw, Jambon, Francken et leur clique le savent que trop bien ! Et donc, ce qui m'étonne, c'est cet appel à mettre bas les masques... il n'y a pas de masque sauf pour les aveugles, j'entends ceux qui ne veulent rien voir, ceux qui ont une mémoire de poisson rouge càd moins qu'une "sardine", où est le masque ? La seule chose qui empêche de "mettre bas le masque qui n'existe pas" c'est la trouille, la pétoche, les chocottes car comme le disait Erwin Van Rompuy "on ne va pas se suicider (pour sauver la Belgique)"...

  • Posté par Pasque Roger, lundi 16 décembre 2019, 15:22

    @ Deckers Björn Je ne mettrai pas de trémolos dans ma manière d’exprimer les choses, il y a déjà longtemps que je ne trouve plus d’avenir à la Belgique et hélas ! ou hourra!le déroulement des faits me donne plutôt raison. Alors gouverner, c’est prévoir et non s’évertuer à recoller la vaisselle en concédant toujours davantage à des partis flamands qui sont, peu ou prou mais plutôt prou que peu, à la remorque des sirènes nationalistes que ces dernières se donnent des allures démocratiques ou ne prennent même plus la peine de cacher leurs sympathies fascistes. Vous écrivez qu’il n’y a pas de majorité en Flandre pour le séparatisme, ce qui est peut-être vrai quand on pose la question ex abrupto ( quand un couple se sépare, il est rare que l’un ou l’autre fasse l’apologie du divorce en tant que tel ) mais ne se vérifie pas dans le secret de l’isoloir où des considérations bassement matérielles prennent le pas sur des chimères entretenues à coup de concessions incessantes. La Flandre est parfaitement capable économiquement et fiscalement d’assumer son indépendance, la Wallonie devra trouver les moyens de le faire et redresser la tête autrement qu’en attirant sur son sol des entreprises productrices d’emplois ne requérant pas de grandes qualifications, la matière grise existe en Wallonie, il faut lui rendre les moyens d’exister et de féconder le territoire. Quant à Bruxelles la solution la plus logique consisterait à soumettre son avenir à un référendum organisé auprès de l’ensemble de sa population, le droit des peuples à choisir leur destin est encore jusqu'à présent le meilleur moyen démocratique.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 16 décembre 2019, 16:13

    En tous cas, je partage pleinement votre questionnement plus favorable à la scission qu'au confédéralisme. Le confédéralisme comme son nom l'indique est un piège à con. Le comble est que ce soit des flamands (M. Van Parijs et De Grauwe) qui viennent dans une excellente tribune récemment publiée de démystifier cette fausse solution. On comprend encore mieux pourquoi Bart de Wever privilégie celle-ci. Primo, ça lui permet de continuer à racler bien plus large, les flamands qui ne veulent plus de la solidarité nord-sud mais qui aiment manger la soupe dans des assiettes Mathilde (ça fait un beau gros paquet de beaufs), deuxio, son modèle confédéral est lourdement déséquilibré en terme de financement, au détriment de la Wallonie. Tertio, tout indique que ce modèle d'une fragilité énorme virerait très vite au séparatisme de toutes façons, mais probablement à la demande des Wallons. Au minimum les partis francophones doivent s'unir, se rassembler sur une réponse commune au confédéralisme : c'est NON.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 16 décembre 2019, 16:03

    J'aime votre commentaire. Il me semble assez juste. Je me souviens aussi que Jean Gol avant de mourir brutalement avait dit qu'il ne mourrait pas belge. Le pauvre homme ne pouvait pas savoir que ces derniers temps étaient déjà comptés. Et toujours dans les ex-RW, c'était François Perrin qui annonçait à la fin des années 90 comme une prophétie troublante au regard de l'actualité d'aujourd'hui : "La Belgique se trouvera un jour confrontée à un gouvernement introuvable". Et il aimait aussi à dire : "On ne peut pas être belges tout seuls". Pour l'heure, on en est encore à imaginer un frêle dernier esquif fédéral, bien frêle au regard de l'opposition brutale qui lui ferait face (PTB-PVDA mais surtout le bloc VB-NVA). Récemment, Vincent de Coorebyter et Marc Uytendaele proposait un référendum. D'autres disent et c'est probablement encore plus juste qu'une élection anticipée maintenant aurait justement valeur de référendum et comme vous le dites très justement, cette seconde possibilité enlèverait aux flamands l’ambiguïté de leur vote. On ne peut pas perpétuellement voter pour la fin de la solidarité nationale et vouloir que le pays reste commun, c'est l'un ou l'autre. En l’occurrence, une majorité absolue VB-NVA (possible au regard des dernières enquêtes) aurait le mérité de clarifier la situation. Et en effet, une fois acté le divorce Flandre - Wallonie, resterait à organiser un référendum à Bruxelles. Comme vous le dites, encore la meilleure manière, la plus démocratique en tous cas de régler le contentieux régional.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 16 décembre 2019, 15:02

    Pour Guy Ballez et d'autres. Pour ceux qui s'en sont heurtés, à juste titre, qu'il sache que le commentaire glissé en mon nom hier concernant une interview de Mme Laruelle n'est pas moi. Ca ne me ressemble pas. J'ai toujours eu à cœur de commenter le fond et non la forme et encore moins par la caricature ou la grossièreté. Ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne me serais du reste certainement jamais permis de définir négativement les nobles professions liées au travail de la terre.

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