De plus en plus d’étudiants se droguent pendant la période d’examens

De plus en plus d’étudiants se droguent pendant la période d’examens
Tim Gouw, Unsplash

Ingérer des médicaments stimulants pour se concentrer pendant le blocus n’est pas une bonne idée, du moins quand ils n’ont pas été prescrits par un médecin : ils peuvent entraîner de nombreux effets indésirables, met en garde l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). D’après l’organisme, interrogé lundi par VTM Nieuws, de plus en plus d’étudiants achètent du modafinil sur internet, sans prescription et sans mesurer les risques.

L’AFMPS a mené une enquête qui montre que 5 % des étudiants universitaires francophones ingèrent des médicaments stimulants dans l’espoir d’améliorer leurs performances, sans prescription.

Parmi les 12.144 étudiants universitaires interrogés en 2018, 8 % ont indiqué avoir déjà pris des médicaments stimulants, dont deux tiers sans qu’il soit question de traitement médical. Les hommes sont deux fois plus nombreux que les femmes à en avoir consommé (10 %, contre 5 %).

« Les amis ou connaissances étaient la principale source d’approvisionnement de stimulants à usage non médical. Cela semble indiquer que certains patients qui sont traités médicalement partageraient leurs médicaments. Par ailleurs, 9 % des utilisateurs non médicaux ont obtenu des médicaments via le circuit illégal sur internet », observe l’agence chargée de veiller à la sécurité des produits de santé.

Ces médicaments, commercialisés en Belgique sont conçus pour les troubles de l’attention et/ou la narcolepsie.

 
 
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