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Lettre du Brexit: le rêve impérial de Boris Johnson

Après avoir largué les amarres avec l’Union européenne, le Premier ministre britannique entend bien rendre au Commonwealth son prestige d’antan. Une perspective étonnante quand on sait que la page de l’empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais est bel et bien tournée.

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Le front haut, tirée à quatre épingles dans son tailleur noir rehaussé d’une broche discrète, la baronne Scotland avait déjà commencé sa partie d’échecs sans attendre le verdict du scrutin législatif britannique du 12 décembre. Self-control empreint de froideur ainsi qu’il sied aux femmes se voulant « hommes d’Etat », la secrétaire générale du Commonwealth irradiait littéralement de plaisir en me déclarant une semaine avant le scrutin : « Si le Royaume-Uni devait quitter l’Union européenne, des accords bilatéraux mutuellement avantageux pourront être conclus avec des pays du Commonwealth, ce qui ne peut que promouvoir le développement du commerce entre nos membres.

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7 Commentaires

  • Posté par WEERENS Alain, mercredi 18 décembre 2019, 23:43

    Ca doit être ça qu'on appelle 'populisme' ... faire rêver de grandeur hors de portée ... plus dure sera la chute Dans la foulée, un populiste pourrait promettre aux Belges de recoloniser le Congo ...

  • Posté par gillis jean, jeudi 19 décembre 2019, 9:07

    pour certains nostalgiques du nord de notre plat pays, cela ferait "führer" ;-) Et de me rappeler ce petit livre de l'apprentissage du "flamand" à "l'école primaire" bien wallonne de...Jésuites dont l’intitulé était "Boulekje". L'histoire bien chrétienne du colonialisme royal à la belge d'un petit garçon indigène... Certain dirait: "on croirait rêver"... je dirais "quel cauchemar !"

  • Posté par Stenuit Xavier, mardi 17 décembre 2019, 21:16

    Motiver la population en lui montrant le miroir d'un glorieux passé a toujours été un des éléments de propagande des plus grands dictateurs. Mr Johnson s'inspire de Mussolini qui galvanisait son peuple en faisant référence à la Rome antique ! Il faut se méfier de ce genre de discours - plus puissant qu'il n'y paraît- car il élève le degré d'exigence des britanniques, qui seront encore plus frustrés de n'être que l'ombre de leurs ancêtres, et prêts à tout -et surtout au pire- pour rétablir la puissance de l'empire. Poutine, Trump et Johnson tirent sur la même ficelle - avec beaucoup de succès. Toujours pas de guerre jusqu'ici - croisons les doigts.

  • Posté par Pablos Gino, mardi 17 décembre 2019, 21:09

    Que dire , "abuser de la nostalgie c'est comme l'opium ça intoxique" méchamment pour les anglais,ça ne vient pas de moi mais de Jean Roger Caussimon extraordinaire parolier.

  • Posté par Meeus Roger, mardi 17 décembre 2019, 16:35

    Le pire c'est que beaucoup de Britanniques y croient. J'ai eu une discussion épique avec un Anglais, en Algarve, il y a deux ans. Le gars maintenait aussi dur comme fer que l'Empire allait renaître et ne voulait pas me croire quand je lui disais que l'Empire Britannique était mort et enterré depuis longtemps. Pour lui la future richesse allait provenir de l'Inde

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