Charles Michel interpellé au Parlement européen au sujet du cadre financier de l’Union

Charles Michel interpellé au Parlement européen au sujet du cadre financier de l’Union
EPA

Charles Michel s’est exprimé mercredi pour la première fois en tant que président du Conseil européen face aux eurodéputés réunis en plénière à Strasbourg. Exposant les conclusions du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UE de jeudi et vendredi derniers, le libéral belge a dû faire face à l’incompréhension des principaux groupes politiques quant au futur cadre financier pluriannuel de l’Union (2021-2027).

Ce budget à long terme, qui doit fixer les limites globales des dépenses de l’Union pour sept années ainsi que les budgets par domaine d’action, n’a été que brièvement abordé durant le sommet bruxellois de la semaine dernière. Ce dernier a été fortement occupé par les questions du climat et de l’ambition établie dans le « Green Deal » de la Commission, celle de devenir un continent neutre en carbone en 2050. Or, l’objectif ne peut être détaché des moyens financiers pour l’atteindre, ont tenu à rappeler les présidents du PPE, de S&D et de Renew juste après la prise de parole de Charles Michel.

« La transition est bien sûr très liée au CFP (cadre financier pluriannuel), or vous n’en avez quasi pas parlé !», s’est exclamé l’Allemand Manfred Weber du PPE. « Nous voyons d’un bon œil la conclusion de l’objectif de neutralité carbone (…), mais le CFP a été l’éléphant dans la salle », a renchéri Iratxe García Pérez, de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D). Pour ce groupe aussi, la proposition finlandaise actuellement sur la table est « irréaliste », avec moins de moyens entre autres « pour la cohésion, l’agriculture, etc. » On peut donc se demander comment se glissera dans les chiffres le « fonds pour une transition juste », s’est inquiétée l’Espagnole. Ce fonds est censé être un élément-clé du Pacte vert, permettant de venir en aide financièrement aux régions et secteurs ayant le plus de chemin à parcourir vers une économie plus verte. « Le CFP doit être un vrai instrument », l’a rejointe quelques minutes plus tard Dacian Ciolos, président du groupe Renew (celui du MR).

 
 
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