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Germain Mugemangango (PTB) sur la polémique avec le Vlaams Belang: «Nous prenons nos responsabilités»

Une interview des présidents du PVDA/PTB et du Vlaams Belang dans l’hebdo « De Zondag » a suscité des remous côté francophone. Le chef de groupe PTB au Parlement wallon répond.

Temps de lecture: 2 min

Ce dimanche, dans une interview conjointe livrée à nos collègues de « De Zondag », le président du PTB, Peter Mertens et celui du Vlaams Belang, Tom Van Grieken commentent l’actualité politique belge. Une interview qui fait polémique.

Quand on l’interroge sur le bien-fondé de cette interview croisée, Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement wallon, commence par rappeler que la situation dans la partie francophone du pays est très différente de celle qui prévaut en Flandre.

« Avec 18,5 % des suffrages, le Vlaams Belang est devenu le deuxième parti de Flandre », explique-t-il. « La question est donc de savoir qui, à un moment donné, va oser monter sur le ring pour combattre pied à pied les idées racistes et fascistes que ce parti diffuse dans la population en Flandre. Il suffit de lire l’interview pour mesurer l’aversion idéologique et presque physique entre Peter Mertens et Tom Van Grieken. J’ajouterai qu’en la Flandre, d’autres ont déjà fait ce type d’interview. Avec quels résultats ? La reprise par les partis traditionnels d’une partie des arguments du Vlaams Belang, en pensant que c’est comme ça qu’ils parviendront à combattre ce parti… »

« Très facile »

« Nous estimons que si l’on veut se battre pour les intérêts des travailleurs, des pensionnés, des locataires, etc., on doit changer les rapports de forces politiques en Flandre », rétorque Germain Mugemangango. « Nous prenons donc nos responsabilités comme parti national. C’est très facile, pour des Georges-Louis Bouchez et autres d’aller faire des commentaires sur le nord du pays alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds ! »

Et si ledit Bouchez avait débattu avec Van Grieken, comment le PTB aurait-il réagi ? « On aurait jugé sur le contenu des arguments », répond Mugemangango. « Je le répète : il faut combattre la rhétorique du Vlaams Belang qui, malheureusement, fait mouche dans la tête d’un certain électorat ». Et de préciser que « la question du cordon sanitaire, c’est la question se savoir avec qui on négocie une éventuelle coalition ; et là, pour nous, il n’est évidemment hors de question d’aller dans ce sens-là. »

► Mertens (PTB) en interview avec Van Grieken: fallait-il rompre le cordon médiatique autour du Vlaams Belang? L’analyse sur Le Soir+.

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6 Commentaires

  • Posté par Mehlen Maxence, lundi 23 décembre 2019, 19:56

    "Nous prenons nos responsabilités" !!! ha bon... Des menteurs et rêveurs incompétents

  • Posté par Delpierre Bernard, lundi 23 décembre 2019, 17:26

    Dommage qu'ils ne prennent pas leurs responsabilités en participant au pouvoir car on serait loin de la terreur bolchévique colportée par des politiciens en incapacité eux-mêmes d'apporter des solutions mais on jugerait à l'autopsie de la pertinence de leurs idées rabotées puisque nécessairement en coalition avec le PS ...ont-ils peur d'être confrontés avec la dure réalité en s'accrochant à des rêves irréalistes mais alors il faut sortir du champ des élections et cesser de leurrer l'électeur car personne n'est jamais en mesure d'appliquer son programme en entier... et puis il faut aussi rester dans une logique de gestion budgétaire tenable et là c'est la pierre d'achoppement.

  • Posté par Delpierre Bernard, lundi 23 décembre 2019, 17:26

    Dommage qu'ils ne prennent pas leurs responsabilités en participant au pouvoir car on serait loin de la terreur bolchévique colportée par des politiciens en incapacité eux-mêmes d'apporter des solutions mais on jugerait à l'autopsie de la pertinence de leurs idées rabotées puisque nécessairement en coalition avec le PS ...ont-ils peur d'être confrontés avec la dure réalité en s'accrochant à des rêves irréalistes mais alors il faut sortir du champ des élections et cesser de leurrer l'électeur car personne n'est jamais en mesure d'appliquer son programme en entier... et puis il faut aussi rester dans une logique de gestion budgétaire tenable et là c'est la pierre d'achoppement.

  • Posté par Chalet Alain, dimanche 22 décembre 2019, 16:56

    Ne faudrait-il pas des arguments solides pour traiter un parti ou une personne de fasciste et de raciste? Les idées du Vlaams Belang ne sont pas porteuses d'un avenir meilleur: tant sur le plan de l'immigration que sur le plan socio-économique, ce parti propose surtout des recettes simplistes et nuisibles. Mais en tant que démocrates, nous devrions juger sur des réalités objectives (par exemple un programme) et pas sur des clichés médiatiques que tout le monde semble reprendre à son compte sans aucune analyse, ou dans le but politique de salir l'image de ses adversaires.

  • Posté par Ghysels Philippe, dimanche 22 décembre 2019, 17:56

    Bonjour, Salir son adversaire est le propre de la politique. S'imaginer qu'un jour tout le monde sera honnête et droit en politique est d'une grande naïveté. Bav

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