Jean-Claude Juncker: «La politique n’est pas en charge du bonheur des peuples»

et

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne de 2014 à 2019, était l’invité de la rédaction. Sur la défensive sur les critiques que l’on entend sur l’Europe, il explique au Soir que sa Commission a fait ce qu’elle a pu dans les limites de son mandat. Et que les Etats l’ont souvent remise à sa place.

Est-ce étrange d’arrêter cette vie folle ?

Non, au sens où je m’y attendais. J’avais dit que je ne voulais pas faire de second mandat, parce que pendant les deux dernières années de fin de mandat, si vous faites apparaître votre souhait de reste, vous cessez d’être un homme libre. Vous êtes entre les mains de chefs d’état et de gouvernement, tout le monde s’attend à ce que vous disiez oui à tout un chacun. Je n’ai pas voulu m’auto humilier à ce point.

On n’est pas libre quand on est président de la Commission ?

Non. On n’est pas libre au sens où on est très occupé, on n’est pas libre de son temps. Et on n’est pas libre parce qu’il faut prendre certains égards parfois avec difficultés et sans conviction. Jacques Delors (président de la Commission de 1985 à 1994) me disait un jour « lorsqu’on est président de la commission, in fine on n’a pas d’allié ». J’ai fait le même constat.

>> Découvrez l’interview complète sur Le Soir +

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous