Nethys: Enodia garde «un droit de veto sur le maintien du siège social de Voo à Liège», assure Julie Fernandez Fernandez

Nethys: Enodia garde «un droit de veto sur le maintien du siège social de Voo à Liège», assure Julie Fernandez Fernandez
Michel Tonneau

Le conseil d’administration d’Enodia, maison-mère de Nethys, a rendu à la majorité un avis conforme à la vente de 51 % de Voo au fonds américain Providence, indique l’intercommunale lundi en début de soirée.

Après un positionnement favorable du PS, MR et d’Ecolo vendredi, à l’issue d’un CA suivi d’une AG, le conseil d’administration d’Enodia a donné son feu vert à la majorité (le PTB a voté contre ndlr.), lundi, à la vente de Voo par Nethys à Providence. Le fonds américain avait accepté de renégocier les conditions de la vente et celles-ci ont été présentées vendredi au CA, pour que les administrateurs puissent en prendre connaissance durant le week-end.

Outre l’avis conforme, certaines de ces conditions ont donc été réaffirmées lundi, indiquent Muriel Gerkens, administratrice Ecolo et Julie Fernandez Fernandez, présidente du conseil d’administration d’Enodia. Il s’agit notamment d’assurer le mécanisme de co-décision/droit de veto de la part des actionnaires publics de Voo, et ce jusqu’à une détention de capital de 10 %. Enodia garde donc «’un droit de veto’ sur le maintien du siège social à Liège, le fait de privilégier les sous-traitants de la région et en cas de restructuration de personnel », indique la présidente du CA. L’intercommunale demande également à Nethys de lui transmettre un rapport régulier des procédures en cours, ajoute Muriel Gerkens.

Les négociations entre Enodia et Brutélé reprennent

Enfin, expliquent-elles, Enodia invite Nethys à passer un accord avec Providence pour la suppression de l’intéressement accordé à Stéphane Moreau et Pol Heyse, négocié dans l’accord initial, et de s’assurer qu’ils ne sont pas engagés, « vu que la confiance est nulle », précise l’administratrice Ecolo. L’avis conforme étant lié à l’absence de réserve du ministre de tutelle, Pierre-Yves Dermagne, le document lui sera à présent envoyé. Le ministre wallon des Pouvoirs locaux a 30 jours pour se prononcer.

Voo avait été vendu à l’époque au fonds américain Providence par le management de Nethys, dont Stéphane Moreau. Une vente cachée à la maison-mère Enodia. L’acte a depuis été annulé par le gouvernement wallon mais Enodia a toujours l’intention de céder Voo à Providence, vu le contrat précédemment signé. « Mettre fin au contrat signé et liant de mai 2018 impliquait des pénalités mais surtout empêchait tout investissement dans l’amélioration de VOO durant toute la durée du contentieux (minimum 2 à 3 ans) », souligne Ecolo dans un communiqué lundi. « En tant qu’administrateurs responsables, nous devons tout faire pour réparer les fautes graves commises par le passé et construire un autre possible dans le respect des travailleurs et des actionnaires publics. »

Par ailleurs, les négociations entre Enodia et l’intercommunale Brutélé, qui avaient été suspendues le 17 septembre dans l’attente d’informations sur la vente de Voo à Providence, reprennent. « La confiance est rétablie », commente Julie Fernandez Fernandez. Les négociations portent sur la cession par Brutélé à Enodia de ses parts détenues dans Voo.

 
 
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