Santé: ce qui change le 1er janvier 2020

Santé: ce qui change le 1er janvier 2020
Artur Tumasjan, Unsplash

A partir du 1er décembre, plusieurs nouveautés et changements entreront en vigueur

Prix de la consultation chez le médecin

Les honoraires des médecins (consultations, visites, avis et surveillance) augmenteront de 1,95 % à partir du 1er janvier 2020. Cette hausse n’aura cependant pas de conséquences pour les patients, qui seront davantage remboursés. Les consultations des pédiatres seront elles revalorisées à hauteur de 4,7 % au-delà de l’indexation prévue.

La consultation chez le généraliste coûtera désormais 22,22 euros contre 21,79 auparavant pour un médecin non accrédité, et 26,80 euros au lieu de 26,27 chez le médecin accrédité. La visite à domicile s’élèvera à 39,63 euros (38,88 auparavant).

Le Dossier Médical Global (DMG), qui permet un meilleur accompagnement individuel, est également renforcé.

La prescription électronique de médicaments devient obligatoire

La prescription électronique de médicaments devient obligatoire pour les patients ambulatoires à compter du 1er janvier 2020, indique l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Les médecins âgés de 64 ans ou plus en sont toutefois exemptés. La prescription sur support papier pourra encore être utilisée lors des visites à domicile ou en maisons de repos (et de soins), ainsi qu’en cas de force majeure.

L’obligation d’utiliser la prescription électronique pour les patients ambulatoires vaut aussi bien pour les médecins (généralistes et spécialistes) que pour les dentistes ou sage-femme. Dorénavant, plus aucun carnet de prescriptions ne sera imprimé, ni distribué par l’Inami.

Nouveau code de déontologie pour les pharmaciens

L’Ordre des pharmaciens appliquera un nouveau code de déontologie à partir du 1er janvier 2020. L’Autorité belge de la concurrence (ABC) lui a en effet imposé une amende de 225.000 euros, estimant fondées plusieurs plaintes de pharmaciens et de pharmacies poursuivis par l’Ordre pour des pratiques publicitaires relatives à des produits de parapharmacie.

Le nouveau code autorise par principe la publicité via un média social et l’utilisation de référencements payants comme Google AdWords. « Cette autorisation ne sera néanmoins pas absolue et sera subordonnée à certaines conditions. L’intérêt du patient et de la santé publique, ainsi que la crédibilité de la profession demeurent primordiaux », précise l’organisme professionnel. Ce code sera adapté régulièrement en fonction des évolutions du secteur et de la législation. Tous les cinq ans, il sera évalué et réformé si nécessaire.

Les hôpitaux wallons désormais organisés en réseaux

À compter du 1er janvier 2020, chaque hôpital général et universitaire belge devait faire partir d’un réseau clinique, en vertu d’un projet de loi adopté en février dernier visant à rationaliser le paysage hospitalier belge. Dans les faits, seuls les hôpitaux wallons seront organisés en réseau à cette date. La Flandre et la Région bruxelloise dépasseront quant à elles l’échéance fixée par le fédéral.

La réforme prônée par la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open Vld), vise à encourager les collaborations entre hôpitaux et est justifiée par le fait que l’appareillage le plus complexe nécessite une utilisation intensive pour être efficace. La mesure devrait surtout permettre la réalisation d’économies. Au total, 25 réseaux hospitaliers existeront, avec au minimum un réseau pour 400.000 habitants. Huit réseaux verront le jour en Wallonie, quatre à Bruxelles et 13 en Flandre.

Ainsi, chaque hôpital fera partie d’un réseau clinique locorégional, qui devra rencontrer l’ensemble des missions de soins spécialisés. Les soins les plus pointus, comme la chirurgie oncologique complexe ou la chirurgie cardiaque, ne seront pas disponibles dans chaque réseau hospitalier. Des règles de renvoi vers les différents points de référence seront nécessaires. Les soins les moins complexes continueront à être pris en charge dans les établissements hospitaliers de proximité.

La chirurgie complexe de l’œsophage uniquement remboursée dans les centres de référence

À partir du 1er janvier 2020, l’assurance soins de santé remboursera uniquement les opérations de chirurgie complexe de l’oesophage effectuées dans un centre spécialisé conventionné, indique l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami). Cette nouvelle disposition vise à assurer une meilleure qualité des traitements des tumeurs de l’œsophage, des tumeurs de la jonction gastro-œsophagienne ou des affections de l’œsophage non oncologiques.

Fin 2018, le Comité de l’assurance de l’Inami avait décidé de soumettre aux hôpitaux une convention pour améliorer l’organisation des soins chirurgicaux aux patients atteints d’un cancer rare ou complexe.

 
 
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