Arrestation de Carlos Ghosn - Un syndicat de Renault espère que "la lumière sera faite" sur les "complicités"

"Nous espérons que toute la lumière sera faite sur cette affaire et notamment des complicités dont a bénéficié Carlos Ghosn", a déclaré Fabien Gâche, délégué CGT du constructeur automobile, dans un communiqué.

"Comment a-t-il pu quitter le Japon sachant qu'il était, selon ses avocats, assujetti à résidence et à des contrôles stricts tant dans ses déplacements que dans ses échanges avec autrui ? Comment a-t-il pu passer le contrôle des aéroports (Japon, Turquie...) sans passeport, puisque ses avocats affirment détenir ses passeports français, libanais et brésilien ? ", a interrogé le syndicat.

"Une nouvelle fois, Carlos Ghosn s'autorise à décider de ce qui relève de la justice ou non, tout comme il s'est autorisé à licencier des centaines de milliers de salariés sans autre forme de procès", a commenté le syndicat.

Arrêté le 19 novembre 2018 à Tokyo, M. Ghosn, ses avocats et sa famille ont vivement dénoncé ses conditions de détention et la façon dont la justice japonaise mène la procédure dans ce dossier. Libéré sous caution fin avril, il préparait son procès au Japon.

Mardi, il a confirmé se trouver au Liban. "Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité", a-t-il écrit dans un communiqué transmis par ses porte-parole.

"Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine", a ajouté l'homme d'affaires qui n'avait, selon eux, pas prévenu ses avocats de sa fuite.

 
 
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